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À la Une: fin de campagne au Bénin, avant l’élection présidentielle dimanche
À la Une: fin de campagne au Bénin, avant l’élection présidentielle dimanche
« Fin de campagne, le regard est désormais tourné vers les électeurs », titre la Nouvelle Tribune. « Ce vendredi à minuit », ajoute le quotidien béninois, « le silence succédera au tumulte. Après deux semaines d’une intensité rare, la campagne électorale pour le premier tour de la présidentielle prend fin officiellement ». L’enjeu du scrutin réside notamment dans « le taux de participation », qui sera « scruté de près par les observateurs nationaux et internationaux », ajoute la Nouvelle Tribune. La Nation, de son côté, a suivi Romuald Wadagni, le candidat de la mouvance présidentielle, dans le Mono, où, nous dit le journal, « il a bénéficié d’un accueil triomphal, marqué par des bains de foule impressionnants ». « Une mobilisation qui, nous dit-on, témoigne de l’adhésion populaire autour de celui que ses partisans présentent comme le champion du développement et de la continuité ».   Quel est l’état des forces en présence ? « Un seul candidat face au favori du pouvoir », remarque Africanews. « Actuel ministre des Finances et successeur désigné du président Patrice Talon, Romuald Wadagni apparaît comme le grand favori face à un unique adversaire, Paul Hounkpè, ancien ministre et figure modérée de l’opposition ». « Pour de nombreux observateurs, précise Africanews, la compétition s’annonce déséquilibrée. En cause, les réformes du système partisan engagées ces dernières années, qui ont renforcé les partis proches du pouvoir ». Interrogé, le politologue Franck Kinninvo, estime « que le duel est déséquilibré, la majorité présidentielle disposant de moyens largement supérieurs à ceux de ses adversaires ». Exploitation des ressources La presse africaine nous parle également de la politique de Donald Trump vue du continent africain. C’est tout d’abord Maliweb, selon qui « Trump cajole les autorités militaires du Sahel pour faire avancer les intérêts américains ». « Après avoir longtemps tenu à l’écart les dirigeants militaires du Sahel, ajoute le média en ligne, les États-Unis, sous la présidence de Donald Trump, optent désormais pour une politique d’engagement, priorisant la sécurité et l’exploitation des ressources naturelles sur la promotion de la démocratie ». Maliweb s’est particulièrement intéressé à la récente tournée au Sahel de Nick Checker, responsable Afrique au département d’état selon lequel « les Etats-Unis doivent composer avec le monde tel qu’il est ». Dans les faits, ils doivent faire face à la concurrence de la Chine et de la Russie. « Ce que j’ai essayé de faire lors de mes rencontres avec ces gouvernements », explique Nick Checker, « c’est d’apporter une sorte de correction radicale à cette approche moralisatrice et belliciste de l’administration Biden qui a engendré un énorme déficit de confiance ». Concrètement, ajoute Maliweb, « la coopération économique avec Washington, se traduira par le renforcement de la présence des entreprises américaines, au Niger par exemple, avec des entreprises telles que Global Atomic, entreprise d'exploitation d'uranium canadienne avec un financement américain ». « Déstabilisation » Au Sénégal, le Premier ministre Ousmane Sonko, n’a pas mâché ses mots, au sujet du président américain, hier, lors d’une conférence de presse, « Trump n’est pas un homme de paix, mais de déstabilisation du monde ». Déclaration du Premier ministre sénégalais, reprise par Dakaractu. Ousmane Sonko estime ainsi que « les tentatives d’imposer des modèles politiques à l’extérieur ont systématiquement échoué ». Il cite plusieurs exemples : le Vietnam, l’Irak, ou encore l’Afghanistan. Quant à la situation actuelle au Moyen-Orient, le Premier ministre sénégalais « remet en cause l'efficacité des États-Unis ». « Réduire les capacités logistiques de l’Iran ou l’obliger à renoncer à son programme nucléaire : aucun de ces objectifs, n’a été atteint », dit-il, ajoutant : « Enlever des présidents en fonction ou les exfiltrer pour les soumettre à la justice, ne relève pas de la démocratie. »
À la Une: la désolation et l'amertume au Liban après l'attaque massive d'Israël
À la Une: la désolation et l'amertume au Liban après l'attaque massive d'Israël
Des photos de ruines, d’immeubles éventrés, de secouristes à l’œuvre font la Une de nombreux journaux, et particulièrement de L’Orient-Le Jour. « Beyrouth sous les ruines du mercredi noir » titre le quotidien francophone libanais, « après le déluge de feu israélien de la veille, les secouristes étaient toujours hier à la recherche des corps de victimes, sous les yeux de leurs proches ». « Tout est en ruine, déplore le journal. Les immeubles, les corps, les têtes. A chaque fois on se dit que c’est la goutte d’eau, la guerre de trop, celle dont le pays ne se remettra pas. Et on continue d’encaisser, encore et encore, une crise après l’autre, une guerre après l’autre, un massacre après l’autre. Quelle place aura ce 'mercredi noir' dans la mémoire collective ? interroge encore L’Orient-Le Jour. « En parlera-t-on comme d’un tournant, comme d’une énième tuerie israélienne ou comme le début de la fin de la guerre voire du Liban ? 303 morts, 1150 blessés… », rappelle le journal. Dans la presse israélienne, en revanche, peu de détails sur le déluge de feu qui s’est abattu mercredi sur Beyrouth. Le journal d’opposition Haaretz fait sa Une sur « les pourparlers immédiats avec Beyrouth ordonnés par Netanyahou », au sujet du Hezbollah et d’un accord de paix. Précisant toutefois que, malgré l’ouverture des pourparlers, « Israël n’a pas instauré de couvre-feu total »… Incertitude  Les frappes israéliennes contre le Liban menacent le cessez-le feu de deux semaines avec l’Iran. C’est le point de vue du journal suisse Le Temps, qui remarque que « depuis que les États-Unis ont annoncé un 'deal' avec l’Iran, mardi soir, Israël fait pleuvoir les bombes sur le Liban. Or, Téhéran est clair, remarque Le Temps, de la fin des bombardements ordonnés par Benyamin Netanyahou, dépend la survie du cessez-le-feu. » Et les experts ne sont pas optimistes. En tout cas, ceux interrogés par Le Temps. Comme Brian Finucane, ancien conseiller du gouvernement américain sur les questions militaires, également analyste au think tank International Crisis Group. « Peu de gens savent ce qu’il se passe, y compris Donald Trump, dit-il. On voit que le président cherche une issue, mais en réalité il n’y a pas de terrain d’entente entre Trump et Téhéran ». Certes, ajoute cet expert, « Donald Trump peut forcer Israël à cesser le feu, mais à l’instar du début du conflit, largement attribuable aux pressions israéliennes, Benyamin Netanyahou semble avoir la haute main. Or, ses objectifs de guerre, ne correspondent pas forcément à ceux de Donald Trump ». Autant dire que les discussions qui doivent commencer dans les heures qui viennent à Islamabad, sont « incertaines », comme le titre Libération. Selon le quotidien français, « Téhéran pourrait conditionner sa venue à la suspension des frappes israéliennes sur le Sud-Liban ».  Première rencontre Le président français Emmanuel Macron, est reçu ce vendredi par le pape Léon XIV. Une visite sur laquelle se penche fort logiquement La Croix. Pour le quotidien catholique : elle est la suite « d’une conversation discrète ». Mais c’est la première rencontre entre les deux hommes. Que faut-il en attendre ? Une invitation officielle du président au pape, à venir en France. « Dans les milieux ecclésiastiques français, précise la Croix, les rumeurs courent depuis des mois : on évoque Notre Dame de Paris, parfois Lourdes, à l’automne ». Plus généralement, cette rencontre aura lieu dans un contexte marqué par les conflits en cours, notamment la guerre au Moyen-Orient. Quant à la connexion entre la France et le Saint-Siège, « elle existe sans être massive », nous dit la Croix. « Léon XIV, qui parle un français fonctionnel, n’est pas un pape façonné par l’Hexagone. Son père était (toutefois) d’ascendance française et italienne, et sa branche paternelle remonterait jusqu’au Havre, avec une grand-mère normande », dans le nord-ouest de la France.
Les alliances entre constructeurs automobiles occidentaux et chinois s’accélèrent
Les alliances entre constructeurs automobiles occidentaux et chinois s’accélèrent
Face à la montée en puissance des constructeurs chinois dans l’électrique, les groupes européens changent de stratégie. En s’alliant avec Leapmotor, Stellantis illustre un basculement majeur : celui d’une industrie automobile où l’innovation vient désormais de Chine. Le secteur automobile est en pleine transformation. Selon plusieurs sources, Stellantis, qui regroupe notamment Peugeot, Citroën, Fiat ou Chrysler, serait en discussions avancées avec le constructeur chinois Leapmotor. Objectif : produire un SUV électrique sous la marque Opel. À première vue, il pourrait s’agir d’un partenariat industriel classique. Mais en réalité, ce projet est le symbole d’un basculement stratégique majeur. Pour la première fois à cette échelle, un constructeur occidental historique pourrait s’appuyer massivement sur une technologie chinoise pour concevoir un modèle destiné au marché européen. Dans l’électrique, les constructeurs chinois ont en effet pris une avance considérable. Des groupes comme BYD maîtrisent aujourd’hui toute la chaîne de valeur, des batteries aux logiciels, en passant par l’architecture et l’assemblage des véhicules. Résultat, ils produisent plus vite, moins cher, et avec des technologies particulièrement compétitives. Des alliances dictées par la pression économique Pourquoi ces rapprochements ? Parce que les constructeurs occidentaux sont sous pression. Développer une voiture électrique coûte extrêmement cher. Plateformes, batteries, électronique, les investissements se chiffrent en milliards de dollars. Dans le même temps, la demande ne progresse pas aussi vite que prévu. Stellantis en a fait l’expérience ces dernières années en révisant à la baisse ses ambitions dans l’électrique. Dans ce contexte, travailler avec Leapmotor permettrait au groupe de réduire ses coûts de développement, d’accélérer sa mise sur le marché et d’utiliser plus efficacement ses usines européennes. Concrètement, il s’agit pour Stellantis de gagner du temps et de préserver ses marges. Le partage des rôles est d’ailleurs révélateur. Leapmotor fournirait les technologies clés, tandis qu’Opel se chargerait du design et de l’identité de marque. Un renversement historique. Autrefois exportateurs de savoir-faire, les constructeurs européens deviennent désormais importateurs de technologies. Une nouvelle dépendance qui interroge l’Europe Cette évolution traduit une forme de spécialisation à l’échelle mondiale. La Chine devient le cœur technologique de l’électrique, tandis que l’Europe conserve le design, la marque et une partie de la production. Pour Stellantis, un point reste essentiel, puisque le véhicule serait assemblé en Europe. Un choix stratégique qui permet de produire localement, d’éviter d’éventuels droits de douane, de maintenir l’emploi industriel et de rassurer les consommateurs. Mais dans le même temps, une partie du développement est pensée et réalisée en Chine. À lire aussiLa Chine et ses voitures électriques sont le futur de l'automobile européenne Et cette stratégie n’est pas sans risques. À terme, les constructeurs européens pourraient devenir dépendants de leurs propres concurrents, les groupes chinois spécialisés dans l’électrique. La question de la souveraineté industrielle se pose clairement. Car si la recherche et développement se déplace vers l’Asie, cela affaiblit mécaniquement les compétences en Europe. Or, ne plus savoir faire — ou ne plus savoir innover — constitue l’un des principaux dangers pour l’industrie du continent.
Hongrie: l’intelligence artificielle et la désinformation brouillent les élections
Hongrie: l’intelligence artificielle et la désinformation brouillent les élections
En Hongrie, des élections législatives cruciales se tiennent ce dimanche 12 avril. Le Premier ministre nationaliste Viktor Orbán, du parti Fidesz, espère briguer un cinquième mandat mais son concurrent, Péter Magyar, chef du Tisza, est jusqu’ici en tête dans les sondages. La campagne électorale a été marquée par un flot constant de fausses informations. Péter Magyar et sa formation politique sont notamment la cible de plusieurs vidéos générées par intelligence artificielle. Péter Magyar en train de se droguer dans une boîte de nuit, de câliner le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ou de brûler volontairement des billets de banque. Les vidéos artificielles détournant l’image du favori du scrutin se comptent par centaines sur les réseaux sociaux ces dernières semaines. Accompagnés de messages politiques, ces contenus mensongers cherchent à dénigrer le candidat du Tisza et, au contraire, à vanter le Fidesz, parti de Viktor Orbán. Certaines de ces infox cumulent des centaines de milliers de vues. L’analyse des comptes à l’origine de ces infox (leur date de création, leur photo de profil) montre qu’il s’agit d’une vaste opération d’influence multi-plateformes. En décembre dernier, TikTok avait annoncé la suppression d’une trentaine de faux comptes. Ce réseau amplifiait artificiellement « les discours favorables au parti politique de Viktor Orbán ». Des animaux tenant des propos anti Péter Magyar, des faux articles de presse : les formats sont variés. On ne sait pas, à ce stade, qui est le commanditaire. L’IA, instrument de communication politique Depuis le lancement de la campagne, le parti de Viktor Orbán ne s’est pas privé d’utiliser l’intelligence artificielle pour s’attaquer à son adversaire. Le Fidesz a multiplié ce type de vidéo synthétique sur des sujets variés. La plus commentée raconte l’histoire d’une petite fille qui attend que son père, parti à la guerre, rentre à la maison. L’homme est finalement exécuté par balles. « Pour l'instant, ce n'est qu'un cauchemar, mais Bruxelles se prépare à le concrétiser », indique la légende, en référence à la guerre en Ukraine. L’Ukraine comme bouc émissaire L’Ukraine occupe une place majeure dans la campagne. Le Fidesz répète à tort et à travers que le Tisza va entraîner la Hongrie dans la guerre. Dans plusieurs vidéos artificielles, Péter Magyar est présenté comme une marionnette de Kiev et Bruxelles. Viktor Orbán, allié de Vladimir Poutine, a fait de l’Ukraine son bouc émissaire. Le Fidesz agite la peur pour conserver le pouvoir. Une stratégie de longue date selon Gábor Polyák, directeur de recherche au sein de l’ONG hongroise Mertek Media Monitor : « Cette construction constante de nouveaux ennemis et le fait de se présenter comme le défenseur de la nation hongroise sont la méthode typique du Fidesz depuis 2015. C’est à cette époque que ce genre de campagne a commencé. Il y a d’abord eu les migrants, puis George Soros et ses agents, puis Bruxelles, puis la communauté LGBTQ+... ». Reste à savoir si cette stratégie sera payante, ce que les derniers sondages semblent contredire.
L1 : Marseille sur la corde raide
L1 : Marseille sur la corde raide
Dr Tidiane Ouattara (Agence spatiale africaine): «L'Afrique est le prochain eldorado des affaires spatiales»
Dr Tidiane Ouattara (Agence spatiale africaine): «L'Afrique est le prochain eldorado des affaires spatiales»
Bientôt le retour sur Terre pour l’équipage d’Artémis 2, après leur mission autour de la Lune. Les quatre astronautes - Etatsuniens et Canadien - doivent amerrir ce vendredi 10 avril au soir, au large de la Californie après un vol historique et des photos inédites. Une mission suivie de près par Tidiane Ouattara, président du conseil de l’Agence spatiale africaine, organe de l’UA. Le continent ambitionne de monter en puissance dans les programmes spatiaux. Pas pour marcher sur la Lune, mais pour des applications très concrètes de communication, de sécurité ou de prévisions météo. Depuis Le Caire où siège l’agence, Tidiane Ouattara est l’invité de RFI. ► Entretien à retrouver en intégralité sur rfi.fr À lire aussiArtémis II: les astronautes ont battu le record de distance dans l'espace et survolé la face cachée de la Lune
Ana Dias – L'oiseau compositeur [Série 1/2]
Ana Dias – L'oiseau compositeur [Série 1/2]
Ana Dias est un petit passereau brésilien à la vie aussi longue qu' exceptionnelle. Capturé en 1955, dans l’État de Sāo Paulo, vendu à plusieurs reprises, il a été remarqué par tous les éleveurs d’oiseaux, par ses capacités d’écoute, d’apprentissage et d’invention. Il est considéré comme l’auteur de la mélodie “Praia grande”. Premier épisode, consacré à l’oiseau compositeur, raconté par l’anthropologue Laurie Vandevelde.  Laurie Vandevelde est doctorante au Laboratoire d'anthropologie sociale (EHESS). Elle a effectué une enquête ethnographique de quinze mois auprès des éleveurs d'oiseaux de l’État de São Paulo, au Brésil. Elle a présenté ses recherches au grand public à l'occasion du vingtième anniversaire du musée du quai Branly – Jacques Chirac. Le musée parisien a convié le public à un week-end exceptionnel consacré à la découverte de l’anthropologie lors de l’évènement L’anthropologie va vous surprendre !   Écouter le monde, tout le monde  Tout à la fois émission de radio diffusée chaque vendredi dans l'émission 8 milliards de voisins et plateforme participative, « Écouter le monde » donne à entendre les cultures, les langues et les imaginaires du monde à travers des cinq continents. Des centaines d’émissions sont à écouter en podcast sur le site de RFI, tandis que la plateforme participative www.ecouterlemonde.net propose des cartes postales sonores et des enregistrements. À ce jour, 245 captations sonores sont disponibles en libre accès.   Auteure et coordinatrice d’ « Écouter le monde », Monica Fantini écoute, enregistre et compose des pièces sonores à partir de sons du quotidien et d'archives sonores. Avec l’ambition de développer la pratique, le sens et le plaisir de l’écoute, elle dirige aussi des ateliers sonores s’adressant à tous les publics : enseignants, enfants, étudiants, migrants, détenus, poètes, musiciens… Enfin, les créations sonores d’« Écouter le monde » font régulièrement l’objet de présentations publiques dans le cadre de festivals, d’expositions, de colloques et d’événements culturels dédiés. Équipe de production Interview et montage : Monica Fantini Réalisation : Laurence Allanic  – Unité de création  ♦ "Écouter le monde" est aussi disponible à l’écoute sur toutes les plateformes de podcasts : Apple Podcast, Google Podcast, Spotify
Avec Sarai Walker, les grosses ne comptent pas pour des prunes
Avec Sarai Walker, les grosses ne comptent pas pour des prunes
Dans un monde régi par la dictature de l’image, le corps de la femme est particulièrement une cible. Assujettie aux injonctions de minceur, soi-disant synonyme de beauté et de sensualité, l’apparence est constamment jugée, évaluée, critiquée, violentée et objet du commerce industriel des régimes. Un constat tragique qui a inspiré à l'écrivaine américaine Sarai Walker un roman mordant intitulé « Bienvenue à Dietland » aux éditions Gallmeister qui appelle à la révolte. Sarai Walker est l’autrice du roman Dietland, publié dans une douzaine de pays, dont en France, sous le titre (In)visible, et adapté en série télé. Elle a publié dans le New York Times, le Washington Post, le Guardian notamment. Diplômée en creative writing et en anglais, elle donne des conférences sur le féminisme et l’image du corps. Traduit de l'américain par Alexandre Guégan. "Prune vit dans l’ombre, prisonnière d’un corps que la société refuse d’accepter. Rédactrice anonyme pour un magazine destiné aux adolescentes, elle répond aux lettres désespérées de jeunes filles brisées. Mais l’apparition mystérieuse d’une jeune femme aux collants colorés et le mot énigmatique «Dietland» tracé sur sa paume vont tout bouleverser. Prune découvre un monde où les femmes refusent les diktats de la beauté et de la minceur. Tandis qu’un mouvement féministe radical et violent du nom de «Jennifer» secoue le pays, elle doit choisir : continuer à fuir son reflet ou enfin affronter la vérité sur elle-même. Entre rage contenue et quête d’identité, Sarai Walker signe un roman féministe coup de poing, aussi féroce que libérateur, qui interroge avec audace les normes étouffant les femmes." (Présentation des éditions Gallmeister) Illustration musicale : Creep de Radiohead
Questions de femmes : soulager les migraines
Questions de femmes : soulager les migraines
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des migraines. Les femmes sont en effet 2 à 3 fois plus touchées que les hommes. La migraine peut être accompagnée d’autres symptômes tels que les nausées ou une intolérance au bruit, à la lumière. Quelles sont les causes des migraines ? Pourquoi les femmes sont-elles plus concernées que les hommes ? Comment éviter l’automédication ?    La migraine est une maladie neurologique fréquente, qui concerne plus d’une personne sur 10. Elle peut entraîner la survenue de crises caractéristiques, avec des douleurs pulsatiles marquées sur la moitié de la tête (hémicrânie), des symptômes invalidants, des nausées, qui peuvent conduire à se couper des autres, à renoncer à certaines activités, pour limiter l’exposition à la lumière et au bruit.  Distinguer une migraine d'un mal de tête Certaines migraines sont précédées de signes caractéristiques – troubles visuels, fourmillements – on parle alors de migraines avec aura. La migraine ne doit pas être confondue avec un banal mal de tête et beaucoup de patients non-diagnostiqués, ont recours à l'automédication, ce qui va favoriser l'installation de formes chroniques de la migraine.  Traiter la migraine, c’est d’abord expliquer et bien comprendre les mécanismes et les facteurs déclenchants (stress, manque de sommeil, odeurs, cycle menstruel et activité hormonale pour les femmes...), pour identifier la prise en charge susceptible d’améliorer le quotidien et, si nécessaire, distinguer le traitement de crise aiguë du traitement de fond.  Avec: Dr Arame Gaye, Neurologue, Neurophysiologiste au CHNU de Fann de Dakar au Sénégal.  La palabre au féminin de Charlie Dupiot Programmation musicale :  ► Annie Flore Batchiellilys - Je t'invite ► Hendry Massamba - Ngé Ké Changer Kaka
Concert de Céline Dion à Paris: rude bataille pour la billetterie aussi bien au Canada qu'en France
Concert de Céline Dion à Paris: rude bataille pour la billetterie aussi bien au Canada qu'en France
Neuf millions, c’est la population de l’Autriche, ou celle de New York. C’est aussi le nombre de personnes inscrites à la loterie officielle pour tenter d'obtenir un billet pour Céline Dion. Seize concerts, mais aucun chez elle au Canada. Pour voir la diva, c'est à Paris, en septembre prochain, que ça se passe. Un rendez-vous qui tourne au casse-tête pour ses milliers de fans québécois, coincés entre le décalage horaire, les algorithmes capricieux et des prix qui s'envolent. Avec notre correspondant à Montreal, Nafi Alibert Un latte dans une main, un téléphone dans l’autre. Ariane hésite : « Ma préférée, il y en a tellement. Celle-là. J’irais où tu iras ». Sur son écran les titres de la diva québécoise défilent sans fin. « En fait, je pense que ma playlist, c'est juste toutes les chansons de Céline… ça doit faire un bon dix heures peut-être ». Mais ce qu'Ariane cherche vraiment aujourd'hui, ce n’est pas de la musique : « Je regardais voir si j'avais reçu un courriel pour la prévente… Rien encore. » Alors elle rafraîchit la page. Encore. Et encore. « Trois ou quatre fois par heure peut-être. Attends, je regarde encore. Mais non, je n'ai rien. Je n'ai pas eu de chance ».  Après plusieurs jours d'attente, pas d’accès aux places en prévente pour elle « Je vais essayer de rester positive et d'espérer accéder à des billets à la vente normale ». Ariane le sait, les centaines de milliers de places disponibles risquent de s’envoler en un rien de temps. « Moi et mes copines, il va falloir qu'on se fasse un petit plan de match. On se met toutes à la même heure sur l'ordi en essayant d'avoir les billets. Il faudrait que je mette mon alarme. »  La vente générale ouvre à dix heures, heure de Paris… soit quatre heures du matin, au Québec « Pour Céline, on peut se lever à n'importe quelle heure », lance Jérôme. Mais lui n’aura pas besoin de réveil. Il a tiré le bon numéro dans la loterie planétaire qui a laissé Ariane, et des millions d’autres fans sur le carreaux. Il a déboursé 400  euros pour une place VIP pour la première. « Je suis comme, oh, my God, C'est incroyable. ça va arriver ! » Céline, c’est bien plus qu’un concert « Céline elle fait partie de ma vie, souligne Jérôme. Quand René est décédé, je suis allé faire la queue pendant trois heures à l'extérieur à Montréal, à moins de 31 degrés, en plein mois de janvier pour aller sur sa tombe. Comme quoi, aller jusqu'à Paris, pour Céline ça ne me freine pas.  C'est une espèce de pèlerinage collectif que je n'ai jamais fait ». Un pèlerinage. Le mot dit tout pour Danick Trottier, professeur de musicologie, spécialiste de Céline Dion. « C'est une des dernières stars de la pop planétaire du 20e siècle à avoir un public aussi fidèle et qui veut la revoir énormément sur scène ».  Derrière l’engouement, les prix eux s’envolent déjà. « On a entendu des 2000 à 3000 dollars », selon Danick Trottier. Face à cette flambée, Ariane hésite : « C’est quand même intense ». Pour elle, le billet reste un rêve. Plus proche que jamais… mais déjà peut-être hors de portée.