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Le Club RFI Abidjan en première ligne pour lutter contre la désinformation
Le Club RFI Abidjan en première ligne pour lutter contre la désinformation
Cette semaine, le Club RFI d’Abidjan met en lumière son activité consacrée à l’éducation aux médias. À l'ère de la révolution numérique et face à la prolifération des fausses informations, l’éducation aux médias et à l'information (EMI) s'impose. L’objectif : développer la culture médiatique du public pour mieux appréhender ce milieu, mais aussi contribuer à la lutte contre la désinformation devenue un fléau. Avec la participation de : Aman Baptiste Ado, président du club RFI Abidjan, Audrey Akabé. Cousin/invité du club : Samba Kone, président de l'Autorité nationale de la presse (Côte d'Ivoire), rencontré par Audrey Akabé, dans le cadre de la semaine de presse. Portrait d’avenir : Konan N’da N’Rdi, jeune chef de projet communication scientifique. Agenda du club : Audrey Iattoni. Musique : « Afouê Yaa », Papa Notchet feat. Evangeliste Gnanzo L’équipe du Club RFI Journaliste-producteur : Éric Amiens Coordination L’écume des mots : Myriam Guilhot Réalisation : Cécile Bonici  Collaboration service des auditeurs – suivi des projets Clubs RFI : Audrey Iattoni et Sébastien Bonijol
À travers le monde, les chrétiens célèbrent Pâques chacun à leur manière
À travers le monde, les chrétiens célèbrent Pâques chacun à leur manière
Léon XIV préside aujourd’hui sa première messe de Pâques sur la place Saint-Pierre, au Vatican. À l’issue de la célébration, le pape prononcera la traditionnelle bénédiction Urbi et orbi, alors que les chrétiens célèbrent la passion, la mort puis la résurrection du Christ. Une fête majeure, vécue de différentes manières à travers le monde, c'est le thème de notre Tour du monde des correspondants cette semaine.
«Le supplément du dimanche» du 5 avril 2026
«Le supplément du dimanche» du 5 avril 2026
Au sommaire de Grand reportage, direction la Polynésie française, territoire d'outre-mer qui a enduré pendant 30 ans les essais pour la bombe atomique type Hiroshima et pour les plus puissantes bombes nucléaires. Puis le défi de l'acheminement des données numériques. Marseille devient ainsi un haut lieu des data centers. La jeunesse polynésienne, trente ans après les bombes nucléaires En France, le nucléaire civil comme militaire reprend des couleurs. Au nom d’une énergie sans CO₂ pour la défense du climat et l’indépendance du pays, les réacteurs sont multipliés. Et côté militaire, les risques géopolitiques amènent à moderniser les missiles de la sacro-sainte dissuasion. Le nucléaire : une saga politique, économique, écologique de plusieurs décennies. En toile de fond, les essais pratiqués pendant trente ans, en Polynésie française dans l'océan Pacifique. En tout, 193 tirs dans le ciel ou sous terre et des retombées radioactives plus ou moins fortes mais mesurables pour l'ensemble de la population polynésienne. Nous sommes allés rencontrer la nouvelle génération. Un Grand reportage d'Hélène Ferrarini qui s'entretient avec Jacques Allix.  Marseille, ville du numérique, mais pour qui ? Si les plages de Marseille sont connues pour leur attrait touristique, elles le sont moins pour être le point d’arrivée de 17 câbles sous-marins de fibre optique. À l’intérieur, des informations numériques, de la data, énormément de data. Et au bout du fil : des data centers, de plus en plus nombreux sur la côte phocéenne. Avec l’arrivée de l’intelligence artificielle, l’industrie en plein boum a fait de Marseille le septième centre de convergence mondial du numérique. Une industrie en plein essor qui profite plus aux géants planétaires qu’aux habitants marseillais. Un Grand reportage de Sophie Bourlet qui s'entretient avec Jacques Allix.
La démocratie est impossible selon Pascal Boyer
La démocratie est impossible selon Pascal Boyer
C’est un constat un tantinet inquiétant que formule au micro de Pierre-Edouard Deldique, dans le magazine IDÉES ce dimanche, Pascal Boyer, anthropologue, expert en anthropologie cognitive, une spécialité qu’il nous explique dans l’émission. Dans son dernier livre en date, L’impossible démocratie chez Robert Laffont, Pascal Boyer poursuit son exploration de l’anthropologie cognitive en l’appliquant cette fois au domaine politique. Son hypothèse est simple, voire dérangeante : la démocratie moderne repose sur des attentes psychologiques qui ne correspondent en rien ou presque à notre architecture cognitive héritée de l’évolution humaine. Au fil des pages, l’auteur, professeur aux États-Unis, propose ainsi une relecture des crises contemporaines — polarisation, populisme, défiance — à partir de mécanismes mentaux profondément enracinés. Selon lui, il existe un fossé entre nos institutions démocratiques, les constitutions par exemple, et leurs pratiques, et nos intuitions. Au micro de l’émission, fort de ses recherches en Afrique notamment, Pascal Boyer estime que pour être efficientes, les démocraties libérales supposent par exemple des citoyens capables de raisonner de manière abstraite, d’accepter le compromis, de tolérer l’incertitude, de reconnaître la légitimité d’adversaires politiques. Or, selon notre expert, ces dispositions sont contre-intuitives. Nos intuitions politiques, façonnées dans des sociétés de petite taille, favorisent, elles, la cohésion du groupe, la méfiance envers l’étranger, la sacralisation de certaines valeurs, la recherche de leaders protecteurs en période de menace. En clair, la démocratie exigerait de nous des comportements que notre évolution n’a pas retenus. C’est un type de régime exigeant, fragile, qui demande aux individus de dépasser des intuitions profondément ancrées. Qu’on se le dise: la démocratie ne va pas de soi, elle exige des efforts permanents, d’où sa fragilité. Comme le notait Cornelius Castoriadis, reprenant Thucydide, « il faut choisir, se reposer ou être libre ». ► Pascal Boyer, L’impossible démocratie (Flammarion) Programmation musicale : - ‎‎Patti Smith - People Have The Power - ‎‎Tracy Chapman - Talkin' Bout A Revolution - ‎‎Jamiroquai - When You Gonna Learn.
Pessah et Pâques sous tension
Pessah et Pâques sous tension
Cette année, les fêtes de Pâques catholique et Pessah, la Pâque juive, tombent la même semaine. Qu’on soit en France, loin des conflits, ou dans un pays du Proche-Orient au plus près de la guerre, comment célébrer ces fêtes importantes pour les croyants alors que le fracas des armes rend la paix impossible à atteindre ? Vous entendrez dans cette émission de nombreux témoignages, Laurent Berros, le Grand rabbin de Sarcelles (« Pessah, c’est revenir à l’essentiel et essayer de voir la lumière qui est autour de nous »), ainsi que des fidèles de la synagogue ; des fidèles chrétiens maronites à la cathédrale Notre-Dame du Liban Paris (« Il ne nous reste plus que la prière »), mais aussi un long entretien avec Mgr Maroun Ghafari, curé de la paroisse d’Aalma el Chaab au sud Liban (« En tant que chrétiens du sud, nous passons en ce moment par le tunnel de la mort, nous portons actuellement notre croix, nous espérons la fin de cette terrible guerre ») et le témoignage sur la longueur du curé de Gaza, le père Gabriel Romanelli (« Je vis dans l’un des pires endroits du monde et pourtant je ne peux pas rester silencieux »).   Entretien avec le père Gabriel Romanelli, curé de la paroisse catholique de la Sainte-Famille à Gaza, qui témoigne du quotidien de Gaza dans le livre Les ruines et la Lumière (Éd. du Rocher, avril 2026) avec le journaliste au Figaro, ancien correspondant à Jérusalem, Guillaume de Dieuleveult. Entretien avec Mgr Maroun Ghafari, chorévêque maronite et curé d’Aalma el Chaab, village chrétien près de la frontière sud qui a été forcé à évacuer par l’armée israélienne le 10 mars 2026. Reportage à Paris lors de la célébration des Rameaux à la cathédrale Notre-Dame du Liban  Reportage à Sarcelles, au nord de Paris, auprès de fidèles de la Grande synagogue et de Laurent Berros, Grand rabbin de Sarcelles et du Val-d’Oise Témoignages recueillis par Clémentine Méténier « Une histoire juive, 2000 ans de liens entre Rhône et Alpes » au musée dauphinois.
Donald Trump dit réfléchir «absolument» à quitter l’Otan
Donald Trump dit réfléchir «absolument» à quitter l’Otan
Le président américain a dit cette semaine réfléchir « absolument » à retirer les États-Unis de l'Otan, une menace brandie après s'être plaint du ⁠manque d'aide apportée par des alliés pour débloquer ​le détroit d'Ormuz. L’Alliance atlantique est-elle en voie de désintégration ? L’essence même de l’Otan est d’incarner la solidarité entre alliés. Avec Donald Trump, cet esprit est une fois de plus violemment remis en cause. Pour autant cela a-t-il un impact sur les structures mêmes de l’Alliance dont le commandement suprême est assuré par le général américain Alexus Grynkewich. Pas réellement, assure Élie Tenenbaum directeur de recherche à l’Ifri : « Au quotidien, si vous échangez avec les gens qui font partie de la structure Otanienne, il n'y a rien qui a changé par rapport à il y a deux mois, ni même par rapport à il y a deux ans. En fait, c'est-à-dire qu'il n'y a pas eu de mesures américaines spécifiques, si ce n'est une réduction légère des contributions américaines au siège et dans quelques organes du commandement intégré. Mais on est extrêmement loin des messages qui peuvent être passés au plus haut niveau politique ». Vive inquiétude en Europe L’inquiétude des Européens est néanmoins bien réelle, que deviennent les plans de défense de l’Otan sans les Américains ? « Vous avez des plans de défense qui ont été entièrement revu après l'adoption d'un nouveau concept stratégique en 2022 » Élie Tenenbaum, « ces plans s'articulent autour de trois plans régionaux et de sept plans stratégiques dits subordonnés qui sont structurés face à une menace désormais désignée qui est la Russie, qui sont censés être mutualisables et qui sont censés être exécutables. Pour autant, on sait quand même que leur exécution de la meilleure manière possible, est encore très dure à mettre en œuvre. D'abord parce que les cibles capacitaires n'ont pas été atteintes, et ensuite on a évidemment la question d'une contribution importante des États-Unis au plan de défense, historiquement de l'ordre de 50 % des capacités. Aujourd'hui, on est dans les 42 % et avec un objectif affiché pour les Américains de continuer à réduire leur part, au nom évidemment, de ce qu'ils appellent le partage du fardeau ». Les États-Unis peuvent-ils rapidement quitter l’Alliance atlantique comme le laisse entendre l’administration Trump ? L’Otan un tigre de papier assure Donald Trump Et la question sous-jacente est, s’ils quittent l’Otan, quitteront-ils l’Europe alors que plus de 60 000 soldats y sont encore stationnés ? Une telle décision ne sera pas si simple à prendre tempère Élie Tenenebaum : « La perspective d'un retrait américain en bonne et due forme, sous l'angle d'une dénonciation du traité, d'abord légalement, est loin d'être évidente, puisqu’une loi a été signée en 2023, qui empêchait le président des États-Unis de décider seul, sans accord, d'une majorité qualifiée des deux tiers du Congrès pour procéder à un tel retrait. Ensuite, parce que, finalement, on voit bien un intérêt des États-Unis à rester dans la structure, quitte à la vider de son sens en remettant en cause l'article cinq par des déclarations publiques, mais pour autant continuer à être à l'intérieur. Le retrait en bonne et due forme ne semble pas aujourd'hui à l'ordre du jour ». L’Otan un tigre de papier, la formule qu’affectionne le président Trump, risque néanmoins de sérieusement entamer la crédibilité de l’Alliance atlantique et sa capacité à dissuader ses adversaires. À lire aussiDonald Trump affirme qu'il envisage sérieusement de retirer les États-Unis de l'Otan
#SessionLive Dominique Fils-Aimé et Temenik Electric
#SessionLive Dominique Fils-Aimé et Temenik Electric
Deux sessions live au grand studio avec Dominique Fils-Aimé « My world is the sun » + Temenik Electric « Habibi My Love ». Dans la session live, l'artiste, accompagné de ses musiciens, joue deux titres de son nouvel album. Que l'on évoque le Soleil ou Habibi, nos 2 invités sont tournés vers… l'Amour ! L'intemporelle valeur refuge Notre première invitée est Dominique Fils-Aimé pour la sortie de My World Is The Sun Un jour, dans la maison familiale, Dominique est tombée sur une vieille cassette datant des années 70. Le son de la voix de sa mère sur cette bande l’a profondément émue. Elle ignorait que sa mère était une chanteuse aussi talentueuse. Cet enregistrement ouvre aujourd’hui le dernier album de Dominique, My World Is the Sun. Le choix d’ouvrir l’album avec cette pièce de guitare instaure un cadre formel au sein duquel Dominique crée des contrastes stylistiques. L’album se déploie comme un récit – se transformant au fil des multiples émotions que nous traversons au cours d’une journée. Dominique referme l’album en enregistrant sa propre version du morceau d’ouverture, complétant ainsi un cycle naturel. Chercher et construire la paix est une valeur chère à la mère de Dominique. My World Is the Sun rend hommage à cette valeur. My World Is the Sun adopte un format d’enregistrement live, laissant place à l’improvisation, tant sur le plan lyrique que musical. La magie opère lorsqu’une atmosphère est créée en temps réel. L’émotion brute d’un état de « flow » ne peut être reproduite à l’identique. Des mélodies peuvent être extraites de certaines prises, mais la version non coupée possède une force singulière, précisément parce qu’elle est unique. À travers cette approche, My World Is the Sun place l’émotion au cœur de chaque morceau. Inspirée par l’instinct d’une mère aimante, chaque chanson de My World Is the Sun est comme un enfant, et chaque enfant est accueilli tel qu’il est. Cette acceptation crée un espace sécurisant dans lequel la créativité de Dominique peut s’exprimer librement. En trouvant la beauté dans l’imperfection, Dominique offre au monde l’intégralité de son processus créatif et spirituel – avec toutes ses aspérités, ses rires discrets et ses respirations profondes.   Titres interprétés au grand studio :  - Going Home Live RFI - Sun Skin, extrait de l'album - Life Remains Live RFI Line Up : Dominique Fils-Aimé (chant), Hichem Khalfa (trompette), Etienne Miousse (guitare électrique) Son : Benoit Letirant, Mathias Taylor ► Album My World Is The Sun (Ensoul Records)  Site - Instagram - YouTube Puis nous recevons Mehdi Haddjeri de Temenik Electric pour la sortie de Habibi My Love En quatre albums, une poignée de formats courts et une foultitude de concerts, Temenik Electric a imposé un son griffé par le rock et la pop des cadors anglo-saxons, le raï des mamies de l’Oranie et le chaâbi des tontons de la Casbah d’Alger. Initié il y a 15 ans par le chanteur et guitariste Mehdi Haddjeri et le bassiste Jerôme Bernaudon lors d’une résidence à Beni Abbès, Temenik Electric réunit aujourd’hui à leurs côtés : Florent Sallen à la batterie et aux percussions, Fred Alvernhe aux machines et claviers, Yohan Martin aux guitares et mandole. Expert dans l’art de la confrontation, ce quintet marseillais vient de publier au début de l’année Habibi My Love, un opus évidemment placé sous le signe de l’amour. Titres interprétés au grand studio - Maï Habounach Live RFI - Habibi, extrait de l'album - Yedelleli Live RFI Line Up : Mehdi Haddjeri (guitare-voix) Son : Mathias Taylor, Anouk Bodenan  ► Album Habibi My Love (Le Nomad) Instagram - YouTube
L'énigmatique docteur Frederick Cook
L'énigmatique docteur Frederick Cook
De l’Arctique à l’Antarctique jusqu'au plus haut sommet des États-Unis, l’Américain a sillonné les terres extrêmes en quête d’exploits et de premières. Une trajectoire méconnue et controversée à l’épreuve des pôles et de la vérité. Qui a atteint le premier le pôle Nord ? Au début du XXᵉ siècle, cette question affolait les gazettes et faisait l’objet d’une âpre controverse aux États-Unis et dans le monde, entre l’autoritaire officier de marine, Robert Edwin Peary, et l’outsider Frederick Cook qui revendiquait être arrivé au pôle, un an avant lui, en avril 1908. Le Congrès américain finira par trancher au bénéfice de Peary, dont il fera l'unique vainqueur du pôle Nord, au détriment de Cook, oblitérant aussi Matthew Henson, explorateur africain-américain et fidèle compagnon de Peary, ainsi que les Inuits qui les ont guidés.  Pendant longtemps, les terres polaires, arctiques ou antarctiques ont ainsi représenté pour l’homme des « terra incognitae », à atteindre, explorer, conquérir. Au tournant du XXᵉ siècle, les nations s’y bousculaient, les explorateurs occidentaux financés en partie par de riches magnats de la presse ou de l’industrie s’embarquaient, emmantelés de fourrures, pour de périlleuses expéditions en traîneaux à chiens. Au nom de la connaissance, un peu ; du dépassement de soi, aussi ; et de la gloire, beaucoup. Aujourd’hui, à plus d’un siècle de distance, alors que les pôles se retrouvent au cœur de l’urgence climatique, et que ces lieux sont parcourus par des touristes en goguette polaire, on pourrait n’y voir que de vaines entreprises masculines de premières et de conquêtes… Sauf que ces histoires d’explorations polaires disent beaucoup de leur époque, comme de la nôtre. Elles ont façonné les imaginaires et fait émerger des figures historiques, parfois contestables et encore méconnues.  Parmi elles, on retrouve donc le docteur américain Frederick Cook, un curieux personnage que rien ne prédestinait à arpenter les pôles mais qui va se retrouver plongé dans cette furieuse affaire avec Robert Edwin Peary, et ce malgré le soutien sans faille de son ami, vainqueur du pôle Sud, le Norvégien Roald Amundsen… Pire, Cook sera également contesté sur son ascension du mont McKinley, aujourd’hui Denali, plus haut sommet des États-Unis situé en Alaska, et finira par passer de longues années en prison pour une affaire d’escroquerie.  Alors héros ou imposteur ? Gérard Guerrier, auteur de L’énigmatique Docteur Cook paru en France aux Éditions Paulsen, retrace la vie de Cook en tentant de résoudre les énigmes de sa folle et intrépide existence. À lire : - L’énigmatique Docteur Cook de Gérard Guerrier. Editions Paulsen. 2026 - Journal d'un explorateur noir au pôle Nord de Matthew Henson. Préface et traduction de Kamel Boukir. Éditions Zones Sensibles. 2021 - Ultima Thulé de Jean Malaurie. Éditions Plon. Collection Terre humaine Poche. 2008  En images
Madagascar: le feta, une recette betsileo pour célébrer Pâques et la fin des récoltes de riz
Madagascar: le feta, une recette betsileo pour célébrer Pâques et la fin des récoltes de riz
À Madagascar, Pâques coïncide pour les paysans de certaines régions avec la période de récolte du riz. Pour célébrer cette « double fête », les Betsileo – l'une des 18 ethnies de Madagascar installée sur les Hautes Terres centrales – ont pour coutume de préparer un beignet sucré à base de farine de riz. Le feta, comme on l'appelle, est partagé avec les amis et la famille après la messe du dimanche ou lors de balades dans la nature le lundi de Pâques. De notre correspondant à Antananarivo, Le feta, une spécialité traditionnelle de l'ethnie betsileo, continue de rassembler les familles autour d'un rituel culinaire transmis de génération en génération. Pour préparer cette recette, le riz utilisé, au parfum légèrement sucré, est transporté spécialement depuis la région d'Amoron'i Mania, située à quelque 250 kilomètres au sud d'Antananarivo. « C'est l'odeur de la campagne. Cela a toujours un goût à part. Tout est à part quand cela vient de chez nous », confie Bodo, gouvernante dans une famille betsileo de la capitale de Madagascar. La préparation du feta demande du temps et une certaine rigueur. « Tout d'abord, il faut mettre le riz dans de l'eau pendant 24 heures. Après, il faut égoutter, piler, puis encore passer à la passoire pour qu'il n'y ait plus que la farine de riz, sans grumeaux », explique-t-elle. Autour d'une natte installée dans la cour de la maison familiale, les enfants mélangent des bananes écrasées à la farine de riz, ajoutent un peu d'eau et une touche de sucre, avant de saupoudrer le tout de pistaches pilées. « Un moment de joie pour ceux qui cultivent » Marie-Odette Rasoarimalala, une amie de la famille âgée de 59 ans, observe la scène avec attention. Vêtue d'un chapeau betsileo aux rayures vertes, elle découpe soigneusement de grandes feuilles de bananier, utilisées pour envelopper la pâte. « Nous honorons cette tradition tous les ans. Cette recette permet de fêter la récolte, c'est un moment de joie pour ceux qui cultivent. Le riz n'est plus dans les rizières ni éparpillé au sol pour le séchage. Il est stocké sous terre ou dans des greniers, et c'est alors qu'on réserve des grains à la préparation du feta. Les Betsileo font encore beaucoup cette recette dans la région d'Amoron'i Mania, mais ça commence à se perdre chez ceux qui vivent à Tana. Certains ne savent même pas ce que c'est. C'est donc aussi un moment d'apprentissage pour les enfants », souligne-t-elle. Ces beignets sont assez proches du koba, une pâtisserie très connue à Antananarivo notamment. Ils sont placés dans une marmite par Odile Ratolojanahary pour une courte cuisson à la vapeur. « Quand le calendrier des récoltes coïncide avec Pâques, c'est une double fête, une double joie ! Dans certains cas, le feta cuit le temps d'aller à l'église. À la fin de la messe, c'est prêt et on peut le partager. C'est sucré et doux, c'est très bon », se réjouit-elle. Le lundi de Pâques, jour férié, il est de coutume pour les Malgaches de partir en famille ou entre amis faire une excursion dans un coin de nature. Avec, chez les Betsileo, du feta pour se rassasier. À lire aussiInsécurité alimentaire à Madagascar: 1,8 million de personnes sont dans «une situation très préoccupante»
Espagne: l'île d'Ibiza face à une crise de logements sans précédent
Espagne: l'île d'Ibiza face à une crise de logements sans précédent
Toute l'Espagne vit une crise du logement sans pareil. Malgré une économie qui connaît la croissance et un taux d'activité historiquement record, la rareté et la cherté du logement sont devenues l'une des trois principales préoccupations des Espagnols, selon les sondages. Pas assez de logements publics, des loyers et des prix d'achat inaccessibles pour une grande majorité de personnes... De tout le pays, l'endroit le plus critique est l'île d’Ibiza, dans les Baléares (160 000 habitants environ sur 572 km²), où précisément la condition d'insularité complique encore davantage les choses. De notre envoyé spécial à Ibiza, À Ibiza, acquérir un bien immobilier relève de l'impossible si l'on n'est pas vraiment riche. Pour les autres, il faut débourser de 1 500 à 2 000 euros par mois pour un loyer – en moyenne – pour un appartement standard, quand on parvient à en trouver un. Nouria, une institutrice d'une trentaine d'années, estime avoir de la chance de partager un 60m². Pourtant, ses mots trahissent un profond malaise : « Moi, je crois que d'un côté, il y a une sensation de rage, et d'autre part, de frustration. Ma famille vit ici depuis des générations. On a été élevés ici et moi, je ne peux pas rester ici. » La pénurie de logements sur l'île est alimentée par plusieurs facteurs. D'abord, une offre largement insuffisante face à la demande. Ensuite, une invasion touristique qui voit débarquer quelque deux millions de visiteurs entre juin et septembre. Enfin, le fait que 80% des achats immobiliers sont réalisés par des investisseurs ou des non-résidents. Résultat : les habitants d'Ibiza doivent souvent consacrer entre 50 et 75% de leurs revenus, voire davantage, pour se loger. Face à cette crise, les autorités locales pointent du doigt les appartements touristiques illégaux. En juin 2025, elles ont contraint la plateforme Airbnb à retirer 65 000 annonces. Mariano Juan Colomar, responsable du territoire et de l'aménagement touristique au sein du Conseil d'Ibiza, l'autorité insulaire, se montre satisfait des mesures prises. « Dans l'île d'Ibiza, nous avons obtenu le niveau zéro d'intrusion, c'est-à-dire passer de 30 000 annonces, l'équivalent de 150 000 lits touristiques illégaux, à un contrôle permanent et absolu des activités illégales dans l'île. Je crois que c'est un modèle de réussite, car il y a de la collaboration entre le public et le privé, et toutes les administrations travaillent ensemble. » Les résultats sont tangibles : les amendes pour les infractions sont passées de 4 000 à 50 100 euros, et une véritable armée d'inspecteurs a été déployée. La ville d'Ibiza a ainsi fait table rase des appartements touristiques illégaux, une première en Espagne. Pourtant, ces mesures restent insuffisantes. Le déséquilibre entre l'offre et la demande est tel que c'est tout le tissu social et économique de l'île qui en pâtit. Consuelo Antunes, vice-présidente des petites et moyennes entreprises de l'île, explique les conséquences directes de cette crise du logement : « Le fait qu'il soit difficile de trouver un logement pour vivre rend compliqué pour nous de faire venir du personnel de l'extérieur. Ce serait trop cher pour eux de vivre ici. C'est ce qui fait que nous avons un nombre d'employés plus réduit. » Dans sa petite société de construction, elle n'emploie que 15 personnes, alors qu'elle en aurait besoin de 40. Impossible de les trouver, faute de logements abordables. Cette pénurie de main-d'œuvre touche tous les secteurs. Les écoles et les lycées manquent de professeurs, les tribunaux d'avocats ou de greffiers, et les hôpitaux de médecins. Une situation qui révolte Nouria et toute une génération d'habitants. « Le logement ne devrait pas être un bien de spéculation. Le logement est un droit », lance-t-elle avec conviction. Un récent sondage, publié dans le journal local Diario de Ibiza, révèle l'ampleur du désarroi : 30% des résidents envisageraient de quitter l'île. Un exode qui, s'il se concrétisait, risquerait d'aggraver encore un peu plus la crise que traverse Ibiza. À lire aussiEspagne: l'État et l'Église signent un accord l'indemnisation des victimes de viols