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«La victoire de Zohran Mamdani à New York, un laboratoire pour la gauche», de Tristan Cabello
«La victoire de Zohran Mamdani à New York, un laboratoire pour la gauche», de Tristan Cabello
En janvier 2026, Zohran Mamdani entre dans l'histoire en devenant le premier maire musulman de la plus grande ville des États-Unis, New York. « C'est véritablement l'honneur et le privilège d'une vie », déclare le jeune élu de gauche lors de son intronisation, le 1er janvier. Dans un court essai politique intitulé La victoire de Zohran Mamdani à New York, un laboratoire pour la gauche, l'historien et spécialiste des États-Unis Tristan Cabello analyse les ressorts de cette victoire inattendue. Pour lui, l'élection de Mamdani illustre la possibilité d'un renouveau de la gauche américaine, porté par une mobilisation populaire et un programme social assumé.   À lire aussiÀ New York, le nouveau maire Zohran Mamdani promet de montrer que «la gauche peut gouverner»
Mines antipersonnel: «La banalisation, elle commence quand on oublie le coût humain»
Mines antipersonnel: «La banalisation, elle commence quand on oublie le coût humain»
Ce 4 avril est la Journée internationale de lutte contre les mines antipersonnel. Ces armes sont en recrudescence :  utilisation massive dans les conflits armés récents, comme dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Le nombre de victimes civiles de mines observées ces dernières années est aussi en forte augmentation. Pour en parler, nous recevons Anne Héry, directrice du plaidoyer à Handicap international.
Double #SessionLive avec Yael Naim et Gildaa
Double #SessionLive avec Yael Naim et Gildaa
Les 2 artistes jouent deux titres chacune, et font un duo en fin d'émission sur « Rabbit Hole ». Yael Naim et Gildaa sont invitées ensemble dans la #SessionLive avec duo en fin d'émission Yael Naim, auteure-compositrice-interprète et réalisatrice franco-israélienne, est devenue une artiste incontournable sur la scène musicale française et internationale. Yael Naim a toujours fait de sa vie son art, et inversement : innover, explorer et échanger. Créer sa propre réalité en prenant des risques. Seule aux commandes, elle sort son 5ᵉ album Solaire. Un disque de renaissance, où Yael explore l’équilibre entre yin et yang, euphorie et mélancolie, intime et lumière. Son œuvre la plus personnelle à ce jour : libre, émancipée, multicolore. Qui est Gildaa ? Elle est née à la fin du 18ᵉ siècle, mais elle ne fait pas son âge. Elle est comme ce cocktail dont même le barman a oublié la recette : un mélange de France, d’Angleterre, de Bénin, d’Angola, avec un soupçon d’Amérindien et une pincée de mystère. Sa mémoire est comme un téléphone capricieux : ça capte pas toujours. Elle parle avec les morts, mais ne les distingue pas des vivants. Elle a tant d’amour à nous donner, mais tant de mal à en recevoir. C’est une constellation de toutes celles qui l’ont précédée. Gildaa n’est vraiment chez elle que sur scène, territoire où, enfin, tout le monde se rassemble : vivants et morts, ici et ailleurs, amantes et amants, or et boue, désir et joie. Gildaa est son 1ᵉʳ album. Titres interprétés au grand studio : - Yael Naim La fille pas cool  Live RFI - Gildaa Utopiste Live RFI - Yael Naim Wow, extrait de l'album - Gildaa Vela Velha, extrait de l'album - Yael Dream  Live RFI - Gildaa Pensées Diluviennes Live RFI - Yael Naim et Gildaa Rabbit Hole Live RFI   Son : Benoit Letirant, Mathias Taylor (Mouselephant) ► Album Yael Naim Solaire (Mouselephant) Site - Instagram - TikTok - YouTube ► Album Gildaa Gildaa (Pias) Bandcamp - Instagram - YouTube
Médias et violences sexistes dans le sport : fin de l'impunité ?
Médias et violences sexistes dans le sport : fin de l'impunité ?
Comment les journalistes rendent-ils compte des VSS, les violences sexistes et sexuelles, dans le sport en France ? Les angles, les mots employés ou encore le choix des interlocuteurs sont-ils satisfaisants ? À l'inverse, les médias ne font-ils pas, au fond, partie du problème ? Un livre se penche sur la question : La Zone d'impunité, Enquête sur le traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles dans le sport aux éditions Hugo Doc. Ses autrices sont les invitées de Mondial Sports. Hakimi, Greenwood, Agnel, les rugbymen Jegou et Auradou : les exemples ne manquent pas. Depuis 2004, au moins 110 athlètes de haut niveau, Français ou évoluant en France, ont été visés par des accusations de violences sexistes et/ou sexuelles. Selon Medjaline Mhiri et Clothilde Le Coz, autrices de La Zone d'impunité, le traitement de ces affaires, aussi bien par les instances que par les journalistes spécialisés, est révélateur d'une trop grande complaisance envers les VSS.  « Historiquement, le sport a été créé par et pour les hommes, pour célébrer la virilité de ces messieurs » Le patriarcat et la mentalité « boys club » s'épanouissent particulièrement dans le monde des athlètes. Et quand les champions risquent d'être éjectés de leur piédestal, tout un système semble s'organiser pour les défendre, y compris dans les journaux ou dans les studios. Après tout, « le sport a été créé par et pour les hommes, pour célébrer la virilité de ces messieurs », nous rappellent Medjaline Mhiri et Clothilde Le Coz. Les rédactions elles-mêmes ne sont pas épargnées Le manque de place pour les femmes au sein des rédactions spécialisées fait également partie du problème. Sans compter les violences dont ces journalistes sont parfois elles-mêmes victimes. Ce samedi, Mondial Sports tente d'évaluer l'étendue de la zone d'impunité médiatique concernant les VSS. Avec : - Medjaline Mhiri et Clothilde Le Coz, autrices de La Zone d'impunité, Enquête sur le traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles dans le sport, aux éditions Hugo Doc.   Le son sera accessible dans la page à partir de dimanche 18h05.
À la Une: deux avions de combat américains abattus par l’Iran
À la Une: deux avions de combat américains abattus par l’Iran
Toute la presse américaine en parle, c’est le cas notamment du Wall Street Journal qui annonce : « les États-Unis recherchent un membre d’équipage disparu, après la destruction de deux avions de combat par l’Iran ». Pour le quotidien américain, Téhéran démontre ainsi ainsi ses capacités de nuisance : « Abattre des avions de guerre américain, estime le journal, est l’exemple le plus frappant de la capacité de l'Iran à faire grimper le coût de la guerre pour Washington (…) la stratégie militaire iranienne vise à infliger des défaites tactiques aux États-Unis et à leurs alliés, non pas dans l’espoir de remporter une victoire militaire, mais dans l’espoir de survivre et de saper leur volonté de poursuivre le combat ». Reste une inconnue : la réaction de Donald Trump. « La question est de savoir, explique le Wall Street Journal, dans quelle mesure de tels revers affaiblissent la détermination du président Trump – ou l'incitent à étendre la guerre – alors même qu’il semblait déjà déterminé à y mettre fin rapidement ».  Garde à vue contestée En France, l’eurodéputée la France Insoumise et militante pro-palestinienne Rima Hassan, été placée en garde à vue jeudi. Rima Hassan qui a été auditionnée pour « apologie du terrorisme », après un tweet reprenant des propos d’un terroriste japonais ayant participé à un attentat qui avait coûté la vie à 26 personnes, le 30 mai 1972 à l’aéroport de Tel Aviv. L’eurodéputée de la France insoumise, qui sera jugée le 7 juillet prochain, a tenu hier une conférence de presse avec son avocat. « Rima Hassan prévient », nous dit Libération, « ce n’est pas quinze heures de garde à vue qui la feront changer. Au lendemain de son audition (…) elle a dénoncé un véritable harcèlement judiciaire et politique, en raison de ses opinions politiques ». Selon le journal le Monde, « l’élue franco-palestinienne et son avocat ont aussi dénoncé des fuites orchestrées dans la presse lors de sa garde à vue ».  Ils ont notamment « contesté toute découverte de stupéfiants lors de la fouille des effets de Rima Hassan par la police ». L’eurodéputée déclare simplement qu’elle avait sur elle du CBD (l’un des constituants du cannabis, autorisé en France) qu’elle utilise, dit-elle, « à des fins médicales ». De la drogue de synthèse aurait été relevée sur l’un des CBD, selon Rima Hassan, qui affirme l’avoir acheté « en l’état », sous-entendu, sans avoir connaissance de traces de drogue de synthèse.  Pourquoi Paris ? En Suisse, le journal le Temps, commente le choix de Paris pour la série de concerts exceptionnelle annoncée par la star Céline Dion, à l'automne prochain. « Il y a bien sûr le glamour de Paris, les bons souvenirs de concerts au stade de France en 1999, le triomphe de la reprise d’Edith Piaf perchée sur la Tour Eiffel pour les JO 2024 », énumère le Temps, avant de briser net les illusions que pourraient nourrir les Parisiens. Car selon le quotidien suisse, « le choix de Paris tient avant tout à des raisons logistiques. L’une des conditions de la diva et de ses équipes étant que la salle retenue soit couverte. Münich et Londres postulaient aussi, mais n’avait pas une telle capacité sous toit à offrir, telles que les 45 000 places de la Défense Arena à Paris ». Venons-en aux bénéfices attendus par Paris. Tout d’abord une affluence record, « 450 000 fans pour 10 concerts ». « Les inscriptions en vue du retour béni de Céline Dion cet automne, sont venues des quatre coins du monde, explique le Temps. Une estimation (encore peu détaillée toutefois) évoque des retombées pour un milliard d’euros ». « Paris a de quoi se frotter les mains, ajoute le quotidien suisse, puisqu’il s’agit, pour l’heure, du seul retour sur scène de l’étoile » (souffrante depuis plusieurs années). Un retour qui provoque un enthousiasme planétaire. « Deux millions d’inscriptions », auraient déjà été enregistrées. Avec leurs corollaires habituels : « les arnaques en ligne » qui « ont trompé de nombreux fidèles ».
De la Belgique à la RDC, tour d'actualité des médias francophones
De la Belgique à la RDC, tour d'actualité des médias francophones
Dans L’accent des autres, cinq journalistes de la Radio-télévision suisse (RTS), de Radio Canada, du média public de la vie locale Ici (anciennement appelé France Bleu), de Radio France internationale (RFI) et de la RTBF présentent l'essentiel de l’actualité des médias francophones publics. - En Suisse, cette semaine a marqué les trois mois de l'incendie du bar Le Constellation à Crans-Montana, et l’épreuve continue pour des familles de victimes.  - Au Canada, le fondateur du célèbre festival « Juste pour rire » a été condamné à verser des centaines de milliers de dollars en dommages à huit des neuf femmes qui l'accusaient d'agression sexuelle. - En Belgique, la production de vin atteint des niveaux records, changement climatique aidant. En 2025, les vignerons ont produit jusqu’à 4,3 millions de litres. - Une dixième nation africaine s’est qualifiée pour la Coupe du monde de cet été. La RDC s’est imposée face à la Jamaïque. Une victoire synonyme de participation au prochain mondial. - En France, le retour sur scène de Céline Dion à Paris, 10 concerts, 450 000 spectateurs potentiels. Du 12 septembre au 14 octobre prochain à La Défense Arena. La course aux places a déjà commencé avec l'ouverture des inscriptions pour la prévente. Alors, si les fans n'ont pas encore leur billet en poche, les hébergeurs parisiens, eux, se frottent déjà les mains.
«Chacun peut faire un petit effort»: le gouvernement face à la hausse des prix du carburant
«Chacun peut faire un petit effort»: le gouvernement face à la hausse des prix du carburant
En France, face à la forte hausse des prix à la pompe, le gouvernement est mis sous pression par la gauche et l’extrême droite, mais aussi par les professionnels touchés de plein fouet comme les agriculteurs. Mais le gouvernement essaie de temporiser en proposant jusqu’à maintenant des aides financières dédiées uniquement à certains secteurs, dans un contexte budgétaire dégradé. Face à la flambée des prix de l’énergie, le gouvernement français est mis sous pression. Une pression qui vient d’une part des partis d’opposition, qui martèlent que la réponse du gouvernement est insuffisante et qu'il faut bloquer les prix du carburant - idée défendue par la gauche - ou baisser les taxes - idée défendue par l’extrême droite -. Mais elle émane aussi des professionnels touchés de plein fouet : pêcheurs, agriculteurs, transporteurs routiers prévoient ou ont organisé -ici ou là - des mouvements de grève ou des blocages, d’ampleur jusqu’ici limitée.  Une situation qui tombe bien mal pour le gouvernement, qui se dit toujours très préoccupé par le contexte budgétaire et plus précisément par le déficit public qu’il souhaite maintenir à 5 % du PIB. Sébastien Lecornu et son équipe se gardent donc bien d’ouvrir les vannes et d’annoncer des mesures d’aide généralisées. Le maître mot, c’est « ciblé ». Concrètement, les mesures d’aide sont fléchées pour le moment uniquement vers les secteurs les plus en difficulté : pêche, agriculture, transport par exemple. 70 millions d’euros ont été débloqués pour ces trois secteurs récemment. Et ce vendredi un prêt « flash carburant » pour soutenir la trésorerie des petites entreprises les plus exposées à la flambée des prix a été dévoilé. Des sommes de 5.000 à 50.000 euros pourront être prêtées au taux de 3,80%, sans garanties, aux TPE et PME des secteurs éligibles: transports, agriculture, pêche, dont les dépenses de carburant représentent « au minimum 5% du chiffre d'affaires », a précisé Bercy. « On ne peut pas faire des chèques à tout le monde » Mais l'exécutif le répète comme pour convaincre : il n’y a pas d’argent magique. « On ne peut pas faire des chèques à tout le monde, chacun peut faire un petit effort », confiait cette semaine une source au sein de l’exécutif. Ce dernier admet qu'il faut aider les Français qui en ont le plus besoin, mais se montre agacé par la tonalité du débat : « Si certains font de la politique, nous, dit-il, on assume nos responsabilités ». Une critique directe aux oppositions. Pour le gouvernement en effet, ceux qui demandent aujourd’hui dans l'Hémicycle des aides financières seront les premiers, en octobre prochain, à la reprise des débats budgétaires pour le budget 2027, à dénoncer l’aggravation des déficits. Et puis il y a cet autre argument pour dire non à la baisse de taxe sur les carburants : ce serait faire un cadeau aux puissances étrangères qui produisent du pétrole, comme les États-Unis et les pays du Moyen-Orient. Des arguments qui pourraient devenir de plus en plus fragiles si la situation venait à durer. Le gouvernement doit aussi avoir en tête que l’une des dernières grandes crises sociales en France, celle des «gilets jaunes» en 2018, avait éclaté dans un contexte de hausse des prix du carburant. À lire aussiCarburant en France: mobilisation des routiers face à des mesures gouvernementales jugées insuffisantes
À la Une: les Léopards brisent 52 ans de malédiction, le carton rouge de Moïse Katumbi
À la Une: les Léopards brisent 52 ans de malédiction, le carton rouge de Moïse Katumbi
C’est un sujet qui s’impose : la qualification des Léopards de la RDC à la Coupe du monde de football. À sa Une, Econews évoque 52 ans de malédiction brisée. Le trihebdomadaire commente : « Après un demi-siècle d’attente, de frustrations et de désillusions, les Léopards ont arraché leur ticket pour la Coupe du Monde 2026. Un but à la 100e minute, une délivrance, une explosion de joie collective ». Désormais, écrit le confrère, « les Léopards connaissent leurs adversaires. Dans le Groupe K, ils affronteront le Portugal, l’Ouzbékistan et la Colombie. Un groupe redoutable, certes, mais après avoir brisé 52 ans d’absence, plus rien ne semble impossible », les « léopards sont de retour, et ils ont faim ». Econews parle d’un Mondial « de tous les possibles », les Léopards ne voulant plus être de simples figurants. Ils comptent marquer les esprits avec une génération ambitieuse et un public acquis à leur cause. Le quotidien Le Journal titre : « les Léopards créent le séisme 52 ans après ». Pour lui, ce succès dépasse le cadre sportif et la RDC « n’y va pas pour figurer. Elle y va pour écrire la suite ». Le quotidien L’Avenir souligne qu’en dépit d’un climat régional tendu entre Kinshasa et Kigali, une déclaration du ministre rwandais des Affaires étrangères a surpris. Celui-ci a félicité la RDC pour sa qualification historique, affirmant que de nombreux Rwandais soutiennent les Léopards. À première vue, écrit L’Avenir, « le geste peut apparaître comme une marque de fair-play diplomatique ». Le carton rouge de Moïse Katumbi C'est en Une d’Ouragan : L’opposant rejette toute tentative de révision constitutionnelle. Le candidat à la présidentielle de 2023 considère la Constitution comme un socle de stabilité nationale. Katumbi, souligne le tabloïd, s’élève contre tout contournement des règles institutionnelles à l’approche de la fin d’un mandat, y voyant « une menace directe contre la volonté populaire ». D’un ton ferme, « Katumbi appelle à une vigilance populaire face à ce qu’il qualifie de tentatives de remise en cause de l’ordre institutionnel établi ». Il invite aussi la population « à rester mobilisée contre toute modification de la Constitution ». Indignation après des violences d’un médecin sur une patiente Enfin, Forum des As revient sur le procès du médecin accusé de violences sur sa patiente primipare. Le procès du Dr Balanganayi a suscité une vive émotion. La victime, Dorcas Soraya Mulema, apparaît dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, où le médecin lui administre des gifles et des stimulations physiques lors d’une suture post-accouchement sans anesthésie. Ces images ont déclenché un débat sur la déontologie médicale et les droits des patientes, provoquant une onde de choc dans l’opinion. Le quotidien rapporte que la famille de la victime et ses avocats contestent l’état de nécessité, qui ne saurait justifier des violences sur une personne vulnérable. Mais pour Le Potentiel, « ce n'est pas seulement le procès d'un médecin, mais d'un système de santé sous pression ». Et de conclure : une sentence juste serait « une reconnaissance de la faute, mais avec une sanction atténuée, tenant compte de l'urgence, de l'intention, et surtout du fait essentiel : deux vies ont été sauvées ».
Découverte d’une nouvelle espèce de dinosaure au Niger: «C'est un moment dont on se souviendra»
Découverte d’une nouvelle espèce de dinosaure au Niger: «C'est un moment dont on se souviendra»
Notre Grand Invité Afrique nous emmène ce matin dans le désert nigérien, au nord de Tesker. C'est là qu'une équipe de scientifiques a découvert une nouvelle espèce de dinosaure, qui a vécu il y a 95 millions d'années. Découverte décrite dans la revue scientifique « Science » au mois de février. Son nom : Spinosaurus mirabilis. 12 mètres de long, un museau allongé et cet élément caractéristique : une grande crête sur la tête. Pour en parler, qui mieux que le paléontologue américain qui a dirigé l'expédition, en 2022 ? Paul Sereno, professeur à l'université de Chicago, répond aux questions de Magali Lagrange. RFI : Vous avez découvert une nouvelle espèce de dinosaure au Niger. Pouvez-vous nous dire à quoi ressemble le Spinosaurus mirabilis ? Paul Sereno : C'est un grand animal. Un grand prédateur avec des caractéristiques un peu particulières au niveau de la tête pour lui permettre d'attraper des poissons. Le Spinosaurus avait une grande épine dorsale. Ce qui fait surtout la spécificité de cette nouvelle espèce, c'est la crête qu'il avait sur la tête. Une crête vraiment spectaculaire, en forme de sabre courbé. C'est l'une des plus grandes jamais découvertes chez un dinosaure prédateur.   Que savez vous de cette crête, servait-elle à quelque chose ?  Nous pensons que sa crête était ornementale. Étant donnée sa position, juste au-dessus des yeux, il semble difficile qu'elle ait pu servir d'arme. Plusieurs d'entre elles ont aussi des bords un peu fragiles, et sont asymétriques. Toutes ces raisons nous font dire que c'était plutôt décoratif, comme on peut encore le voir chez certains oiseaux modernes.  Y a-t-il d'autres dinosaures auxquels on peut le comparer ?  Et bien, le Spinosaurus est vraiment à part. D'abord, on ne le trouve qu'en Europe, en Afrique et en Amérique du Sud. Ces dinosaures sont des prédateurs, mais ce sont aussi les mieux adaptés à une vie au bord de l'eau. Ce sont des bipèdes, comme d'autres espèces de dinosaures. Mais le Spinosaurus mirabilis, comme son cousin le Spinosaurus Aegypticus, a ses propres caractéristiques. Par exemple, ses dents s'imbriquent quand il ferme la mâchoire. Ça, c'est une spécificité pour attraper des poissons glissants dans les rivières et sur les berges.  Comment réagit-on quand on découvre une nouvelle espèce de dinosaure ? Ça n'arrive pas tous les jours, quelle a été votre réaction quand vous avez compris ? Nous avons été surpris. Certains membres de l'équipe ont pleuré. Mais tous, nous étions euphoriques. C'est un moment exceptionnel, quand on travaille dans cette partie du désert, qu'on fait une découverte et qu'on se rend finalement compte de la nature de cette découverte. Avec nos moyens modernes, à l'ère du numérique, non seulement nous avons pu savoir exactement où nous nous trouvions. Mais nous avons aussi été capables de prendre des photos des ossements pour les assembler. C'est ce que nous avons fait. Et donc, on était là, au milieu du Sahara, à regarder ces images sur un ordinateur portable alimenté par un panneau solaire. C'est vrai que c'est un moment dont on se souviendra.  Quand vous faites une mission, vous envoyez ce que vous trouvez aux États-Unis pour l'étudier. Ensuite, est-ce que vous renvoyez tout au Niger ? C'est ce que vous allez faire ? Renvoyer les fossiles de ce nouveau dinosaure et le reste au Niger après étude ? Oui, mais en plus de renvoyer les fossiles au Niger - d'ailleurs certains ossements du Spinosaurus sont déjà au Niger - nous avons lancé un grand projet pour monter un centre du patrimoine nigérien dans la meilleure université du pays, à Niamey. Il existe aussi des plans très détaillés pour créer deux musées au Niger. L'un en plein cœur de la capitale, pour raconter l'histoire des dinosaures africains et des populations anciennes qui ont peuplé le pays. L'autre à Agadez, dans le nord du Niger. C'est un projet qui suscite beaucoup d'enthousiasme ici.  On dit que le désert nigérien est un cimetière de dinosaures. Y a-t-il encore beaucoup de choses à y découvrir ? Absolument. Nous avons visité de nombreux sites qui sont incroyables. Mais il y en a encore beaucoup d'autres à découvrir. Quand vous visitez le Sahara, vous avez la sensation de vous trouver sur une autre planète. C'est un sentiment merveilleux : celui d'être dans un lieu en pleine nature, où il n'y a pas de routes, où vous pouvez découvrir des choses, où personne n'a encore marché. Donc oui, il y aura encore beaucoup de découvertes. C'est pour ca que le Niger a besoin d'avoir ses propres archéologues, ses propres paléontologues, ses propres muséographes. Pour pouvoir conserver cet incroyable héritage et le présenter aux Nigériens, mais aussi aux Africains et au monde entier.  À lire aussiNiger: découverte d’un nouveau type de dinosaure Spinosaurus qui vivait il y a 95 millions d’années
«Le supplément du samedi» du 4 avril 2026
«Le supplément du samedi» du 4 avril 2026
Arrêt au Liban qui se retrouve happé par une nouvelle guerre. Israël est massivement de retour par l'occupation du Sud, au nom de la lutte contre le Hezbollah chiite, sous-traitant de l'Iran. Puis en seconde partie, direction la République centrafricaine dans une réserve naturelle exceptionnelle, un sanctuaire sauvage que nous arpentons. Liban : voyage au cœur d'un pays déplacé Début mars 2026, le Liban est emporté dans une guerre qui le dépasse très largement. Un mois plus tard, l'escalade militaire entre l’armée israélienne et le Hezbollah, allié de Téhéran, a déjà fait plus de mille morts, dont une centaine d'enfants… Mais aussi plus d'un million de déplacés, essentiellement en provenance du Sud. Cet afflux massif met à l'épreuve les faibles ressources du pays et teste aussi son fragile tissu social. Un Grand reportage d'Aabla Jounaïdi et Jad El Khoury qui s'entretiennent avec Jacques Allix.  Réalisation : Hadrien Touraud. Chinko, quand un sanctuaire sauvage renaît au cœur de l’Afrique Dans le sud-est de la République centrafricaine, la réserve animalière de Chinko s’impose aujourd’hui comme l’un des derniers grands sanctuaires sauvages d’Afrique centrale. C’est un vaste territoire protégé. Une biodiversité exceptionnelle continue d’y survivre : éléphants de forêt, lions, léopards, girafes et bien d’autres espèces rares encore. Pourtant, pendant plusieurs décennies, la réserve a été durement touchée par le braconnage, l’insécurité et l’exploitation illégale des ressources naturelles. Afin d’inverser cette tendance, un partenariat public-privé a été signé avec le gouvernement centrafricain en 2014 avec l’ONG African Parks. L'accord a été renouvelé pour 25 ans en 2020. La restauration de la réserve et la gestion durable sont à l'ordre du jour, avec l’implication croissante des populations locales dans la protection de leurs territoires. Un Grand reportage de Rolf Steve Domia-Leu qui s'entretient avec Jacques Allix.