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#SessionLive Dominique Fils-Aimé et Temenik Electric
#SessionLive Dominique Fils-Aimé et Temenik Electric
Deux sessions live au grand studio avec Dominique Fils-Aimé « My world is the sun » + Temenik Electric « Habibi My Love ». Dans la session live, l'artiste, accompagné de ses musiciens, joue deux titres de son nouvel album. Que l'on évoque le Soleil ou Habibi, nos 2 invités sont tournés vers… l'Amour ! L'intemporelle valeur refuge Notre première invitée est Dominique Fils-Aimé pour la sortie de My World Is The Sun Un jour, dans la maison familiale, Dominique est tombée sur une vieille cassette datant des années 70. Le son de la voix de sa mère sur cette bande l’a profondément émue. Elle ignorait que sa mère était une chanteuse aussi talentueuse. Cet enregistrement ouvre aujourd’hui le dernier album de Dominique, My World Is the Sun. Le choix d’ouvrir l’album avec cette pièce de guitare instaure un cadre formel au sein duquel Dominique crée des contrastes stylistiques. L’album se déploie comme un récit – se transformant au fil des multiples émotions que nous traversons au cours d’une journée. Dominique referme l’album en enregistrant sa propre version du morceau d’ouverture, complétant ainsi un cycle naturel. Chercher et construire la paix est une valeur chère à la mère de Dominique. My World Is the Sun rend hommage à cette valeur. My World Is the Sun adopte un format d’enregistrement live, laissant place à l’improvisation, tant sur le plan lyrique que musical. La magie opère lorsqu’une atmosphère est créée en temps réel. L’émotion brute d’un état de « flow » ne peut être reproduite à l’identique. Des mélodies peuvent être extraites de certaines prises, mais la version non coupée possède une force singulière, précisément parce qu’elle est unique. À travers cette approche, My World Is the Sun place l’émotion au cœur de chaque morceau. Inspirée par l’instinct d’une mère aimante, chaque chanson de My World Is the Sun est comme un enfant, et chaque enfant est accueilli tel qu’il est. Cette acceptation crée un espace sécurisant dans lequel la créativité de Dominique peut s’exprimer librement. En trouvant la beauté dans l’imperfection, Dominique offre au monde l’intégralité de son processus créatif et spirituel – avec toutes ses aspérités, ses rires discrets et ses respirations profondes.   Titres interprétés au grand studio :  - Going Home Live RFI - Sun Skin, extrait de l'album - Life Remains Live RFI Line Up : Dominique Fils-Aimé (chant), Hichem Khalfa (trompette), Etienne Miousse (guitare électrique) Son : Benoit Letirant, Mathias Taylor ► Album My World Is The Sun (Ensoul Records)  Site - Instagram - YouTube Puis nous recevons Mehdi Haddjeri de Temenik Electric pour la sortie de Habibi My Love En quatre albums, une poignée de formats courts et une foultitude de concerts, Temenik Electric a imposé un son griffé par le rock et la pop des cadors anglo-saxons, le raï des mamies de l’Oranie et le chaâbi des tontons de la Casbah d’Alger. Initié il y a 15 ans par le chanteur et guitariste Mehdi Haddjeri et le bassiste Jerôme Bernaudon lors d’une résidence à Beni Abbès, Temenik Electric réunit aujourd’hui à leurs côtés : Florent Sallen à la batterie et aux percussions, Fred Alvernhe aux machines et claviers, Yohan Martin aux guitares et mandole. Expert dans l’art de la confrontation, ce quintet marseillais vient de publier au début de l’année Habibi My Love, un opus évidemment placé sous le signe de l’amour. Titres interprétés au grand studio - Maï Habounach Live RFI - Habibi, extrait de l'album - Yedelleli Live RFI Line Up : Mehdi Haddjeri (guitare-voix) Son : Mathias Taylor, Anouk Bodenan  ► Album Habibi My Love (Le Nomad) Instagram - YouTube
L'énigmatique docteur Frederick Cook
L'énigmatique docteur Frederick Cook
De l’Arctique à l’Antarctique jusqu'au plus haut sommet des États-Unis, l’Américain a sillonné les terres extrêmes en quête d’exploits et de premières. Une trajectoire méconnue et controversée à l’épreuve des pôles et de la vérité. Qui a atteint le premier le pôle Nord ? Au début du XXᵉ siècle, cette question affolait les gazettes et faisait l’objet d’une âpre controverse aux États-Unis et dans le monde, entre l’autoritaire officier de marine, Robert Edwin Peary, et l’outsider Frederick Cook qui revendiquait être arrivé au pôle, un an avant lui, en avril 1908. Le Congrès américain finira par trancher au bénéfice de Peary, dont il fera l'unique vainqueur du pôle Nord, au détriment de Cook, oblitérant aussi Matthew Henson, explorateur africain-américain et fidèle compagnon de Peary, ainsi que les Inuits qui les ont guidés.  Pendant longtemps, les terres polaires, arctiques ou antarctiques ont ainsi représenté pour l’homme des « terra incognitae », à atteindre, explorer, conquérir. Au tournant du XXᵉ siècle, les nations s’y bousculaient, les explorateurs occidentaux financés en partie par de riches magnats de la presse ou de l’industrie s’embarquaient, emmantelés de fourrures, pour de périlleuses expéditions en traîneaux à chiens. Au nom de la connaissance, un peu ; du dépassement de soi, aussi ; et de la gloire, beaucoup. Aujourd’hui, à plus d’un siècle de distance, alors que les pôles se retrouvent au cœur de l’urgence climatique, et que ces lieux sont parcourus par des touristes en goguette polaire, on pourrait n’y voir que de vaines entreprises masculines de premières et de conquêtes… Sauf que ces histoires d’explorations polaires disent beaucoup de leur époque, comme de la nôtre. Elles ont façonné les imaginaires et fait émerger des figures historiques, parfois contestables et encore méconnues.  Parmi elles, on retrouve donc le docteur américain Frederick Cook, un curieux personnage que rien ne prédestinait à arpenter les pôles mais qui va se retrouver plongé dans cette furieuse affaire avec Robert Edwin Peary, et ce malgré le soutien sans faille de son ami, vainqueur du pôle Sud, le Norvégien Roald Amundsen… Pire, Cook sera également contesté sur son ascension du mont McKinley, aujourd’hui Denali, plus haut sommet des États-Unis situé en Alaska, et finira par passer de longues années en prison pour une affaire d’escroquerie.  Alors héros ou imposteur ? Gérard Guerrier, auteur de L’énigmatique Docteur Cook paru en France aux Éditions Paulsen, retrace la vie de Cook en tentant de résoudre les énigmes de sa folle et intrépide existence. À lire : - L’énigmatique Docteur Cook de Gérard Guerrier. Editions Paulsen. 2026 - Journal d'un explorateur noir au pôle Nord de Matthew Henson. Préface et traduction de Kamel Boukir. Éditions Zones Sensibles. 2021 - Ultima Thulé de Jean Malaurie. Éditions Plon. Collection Terre humaine Poche. 2008  En images
Madagascar: le feta, une recette betsileo pour célébrer Pâques et la fin des récoltes de riz
Madagascar: le feta, une recette betsileo pour célébrer Pâques et la fin des récoltes de riz
À Madagascar, Pâques coïncide pour les paysans de certaines régions avec la période de récolte du riz. Pour célébrer cette « double fête », les Betsileo – l'une des 18 ethnies de Madagascar installée sur les Hautes Terres centrales – ont pour coutume de préparer un beignet sucré à base de farine de riz. Le feta, comme on l'appelle, est partagé avec les amis et la famille après la messe du dimanche ou lors de balades dans la nature le lundi de Pâques. De notre correspondant à Antananarivo, Le feta, une spécialité traditionnelle de l'ethnie betsileo, continue de rassembler les familles autour d'un rituel culinaire transmis de génération en génération. Pour préparer cette recette, le riz utilisé, au parfum légèrement sucré, est transporté spécialement depuis la région d'Amoron'i Mania, située à quelque 250 kilomètres au sud d'Antananarivo. « C'est l'odeur de la campagne. Cela a toujours un goût à part. Tout est à part quand cela vient de chez nous », confie Bodo, gouvernante dans une famille betsileo de la capitale de Madagascar. La préparation du feta demande du temps et une certaine rigueur. « Tout d'abord, il faut mettre le riz dans de l'eau pendant 24 heures. Après, il faut égoutter, piler, puis encore passer à la passoire pour qu'il n'y ait plus que la farine de riz, sans grumeaux », explique-t-elle. Autour d'une natte installée dans la cour de la maison familiale, les enfants mélangent des bananes écrasées à la farine de riz, ajoutent un peu d'eau et une touche de sucre, avant de saupoudrer le tout de pistaches pilées. « Un moment de joie pour ceux qui cultivent » Marie-Odette Rasoarimalala, une amie de la famille âgée de 59 ans, observe la scène avec attention. Vêtue d'un chapeau betsileo aux rayures vertes, elle découpe soigneusement de grandes feuilles de bananier, utilisées pour envelopper la pâte. « Nous honorons cette tradition tous les ans. Cette recette permet de fêter la récolte, c'est un moment de joie pour ceux qui cultivent. Le riz n'est plus dans les rizières ni éparpillé au sol pour le séchage. Il est stocké sous terre ou dans des greniers, et c'est alors qu'on réserve des grains à la préparation du feta. Les Betsileo font encore beaucoup cette recette dans la région d'Amoron'i Mania, mais ça commence à se perdre chez ceux qui vivent à Tana. Certains ne savent même pas ce que c'est. C'est donc aussi un moment d'apprentissage pour les enfants », souligne-t-elle. Ces beignets sont assez proches du koba, une pâtisserie très connue à Antananarivo notamment. Ils sont placés dans une marmite par Odile Ratolojanahary pour une courte cuisson à la vapeur. « Quand le calendrier des récoltes coïncide avec Pâques, c'est une double fête, une double joie ! Dans certains cas, le feta cuit le temps d'aller à l'église. À la fin de la messe, c'est prêt et on peut le partager. C'est sucré et doux, c'est très bon », se réjouit-elle. Le lundi de Pâques, jour férié, il est de coutume pour les Malgaches de partir en famille ou entre amis faire une excursion dans un coin de nature. Avec, chez les Betsileo, du feta pour se rassasier. À lire aussiInsécurité alimentaire à Madagascar: 1,8 million de personnes sont dans «une situation très préoccupante»
Espagne: l'île d'Ibiza face à une crise de logements sans précédent
Espagne: l'île d'Ibiza face à une crise de logements sans précédent
Toute l'Espagne vit une crise du logement sans pareil. Malgré une économie qui connaît la croissance et un taux d'activité historiquement record, la rareté et la cherté du logement sont devenues l'une des trois principales préoccupations des Espagnols, selon les sondages. Pas assez de logements publics, des loyers et des prix d'achat inaccessibles pour une grande majorité de personnes... De tout le pays, l'endroit le plus critique est l'île d’Ibiza, dans les Baléares (160 000 habitants environ sur 572 km²), où précisément la condition d'insularité complique encore davantage les choses. De notre envoyé spécial à Ibiza, À Ibiza, acquérir un bien immobilier relève de l'impossible si l'on n'est pas vraiment riche. Pour les autres, il faut débourser de 1 500 à 2 000 euros par mois pour un loyer – en moyenne – pour un appartement standard, quand on parvient à en trouver un. Nouria, une institutrice d'une trentaine d'années, estime avoir de la chance de partager un 60m². Pourtant, ses mots trahissent un profond malaise : « Moi, je crois que d'un côté, il y a une sensation de rage, et d'autre part, de frustration. Ma famille vit ici depuis des générations. On a été élevés ici et moi, je ne peux pas rester ici. » La pénurie de logements sur l'île est alimentée par plusieurs facteurs. D'abord, une offre largement insuffisante face à la demande. Ensuite, une invasion touristique qui voit débarquer quelque deux millions de visiteurs entre juin et septembre. Enfin, le fait que 80% des achats immobiliers sont réalisés par des investisseurs ou des non-résidents. Résultat : les habitants d'Ibiza doivent souvent consacrer entre 50 et 75% de leurs revenus, voire davantage, pour se loger. Face à cette crise, les autorités locales pointent du doigt les appartements touristiques illégaux. En juin 2025, elles ont contraint la plateforme Airbnb à retirer 65 000 annonces. Mariano Juan Colomar, responsable du territoire et de l'aménagement touristique au sein du Conseil d'Ibiza, l'autorité insulaire, se montre satisfait des mesures prises. « Dans l'île d'Ibiza, nous avons obtenu le niveau zéro d'intrusion, c'est-à-dire passer de 30 000 annonces, l'équivalent de 150 000 lits touristiques illégaux, à un contrôle permanent et absolu des activités illégales dans l'île. Je crois que c'est un modèle de réussite, car il y a de la collaboration entre le public et le privé, et toutes les administrations travaillent ensemble. » Les résultats sont tangibles : les amendes pour les infractions sont passées de 4 000 à 50 100 euros, et une véritable armée d'inspecteurs a été déployée. La ville d'Ibiza a ainsi fait table rase des appartements touristiques illégaux, une première en Espagne. Pourtant, ces mesures restent insuffisantes. Le déséquilibre entre l'offre et la demande est tel que c'est tout le tissu social et économique de l'île qui en pâtit. Consuelo Antunes, vice-présidente des petites et moyennes entreprises de l'île, explique les conséquences directes de cette crise du logement : « Le fait qu'il soit difficile de trouver un logement pour vivre rend compliqué pour nous de faire venir du personnel de l'extérieur. Ce serait trop cher pour eux de vivre ici. C'est ce qui fait que nous avons un nombre d'employés plus réduit. » Dans sa petite société de construction, elle n'emploie que 15 personnes, alors qu'elle en aurait besoin de 40. Impossible de les trouver, faute de logements abordables. Cette pénurie de main-d'œuvre touche tous les secteurs. Les écoles et les lycées manquent de professeurs, les tribunaux d'avocats ou de greffiers, et les hôpitaux de médecins. Une situation qui révolte Nouria et toute une génération d'habitants. « Le logement ne devrait pas être un bien de spéculation. Le logement est un droit », lance-t-elle avec conviction. Un récent sondage, publié dans le journal local Diario de Ibiza, révèle l'ampleur du désarroi : 30% des résidents envisageraient de quitter l'île. Un exode qui, s'il se concrétisait, risquerait d'aggraver encore un peu plus la crise que traverse Ibiza. À lire aussiEspagne: l'État et l'Église signent un accord l'indemnisation des victimes de viols
La passion de Jessica Rodriguez pour l'alpaga comme levier d'émancipation
La passion de Jessica Rodriguez pour l'alpaga comme levier d'émancipation
Jessica Rodriguez, entrepreneure péruvienne profondément attachée à son héritage culturel, œuvre pour valoriser la fibre d'alpaga. Fondatrice de la marque Anntarah, elle met en lumière les techniques traditionnelles, la richesse textile locale. Elle milite pour l'autonomisation des femmes et la durabilité de cette fibre noble, symbole du patrimoine inca et andin. Son parcours prouve que mode, culture et engagement social peuvent se conjuguer pour bâtir un avenir plus durable. « Investir dans une femme, ce n'est pas investir dans une personne ; c'est investir dans une famille, une communauté entière », assure la fondatrice de la marque Anntarah. Jessica Rodriguez a grandi à Arequipa, dans le sud du Pérou, bercée par les paysages majestueux des Andes et les traditions textiles locales. Dès son enfance, elle est fascinée par les alpagas, ces animaux emblématiques qui gambadent librement dans les montagnes, et par les savoir-faire ancestraux de son pays. « Le savoir-faire au Pérou, est incroyable parce qu'il vient de l'époque des Incas », explique-t-elle. Les artisans péruviens utilisent encore aujourd'hui des techniques traditionnelles, comme les teintures naturelles à base de plantes ou les tricots à la main, pour créer des pièces uniques et colorées. Pour Jessica Rodriguez, chaque création est une œuvre d'art, mais également un hommage à son héritage. Anntarah, le nom de sa marque, évoque le doux son de la flûte andine et incarne la féminité et la beauté des pièces qu'elle conçoit. Ses collections, inspirées par des éléments culturels péruviens comme la danse « marinera nortena » ou les paysages du lac Titicaca, mêlent histoire, géographie et traditions dans un univers riche et vibrant. L'héritage inca, une source d'inspiration intarissable Le parcours de Jessica Rodriguez est marqué par des rencontres déterminantes. Après des études en administration des entreprises, elle part en France dans le cadre d'un échange culturel. Ce séjour à Paris lui ouvre de nouvelles perspectives. « Je suis venue en France pour apprendre le français, mais j'ai découvert un nouveau monde », confie-t-elle. À son retour au Pérou, elle travaille dans une usine de transformation de fibres d'alpaga, où elle est chargée d'accompagner des clients étrangers dans les montagnes pour leur montrer l'habitat des alpagas. C'est lors de ce voyage qu'elle prend conscience de la beauté et de la valeur de son héritage. « La première fois que je suis allée là-bas, je n'arrivais pas à croire à quel point c'était beau. J'ai su alors que je passerais le reste de ma vie à faire quelque chose en lien avec cet héritage », raconte-t-elle. Cette révélation la pousse à créer Art Atlas, une structure spécialisée dans la confection de vêtements en alpaga et coton, puis la marque Anntarah, qui lui permet de partager sa passion avec le monde entier. L'autonomisation des femmes, une priorité absolue Pour Jessica Rodriguez, l'entrepreneuriat ne se limite pas à la création de vêtements. C'est aussi un moyen de redonner du pouvoir aux femmes rurales du Pérou, souvent confrontées à des conditions de vie difficiles. « Il y a beaucoup de femmes au Pérou qui n'ont pas pu finir l'école, explique-t-elle. Je me souviens d'une rencontre marquante dans les Andes, avec une mère de famille qui m'a dit : "J'aimerais bien apprendre à tricoter". » Cette rencontre est le point de départ d'un projet ambitieux : la création de programmes de formation pour les femmes leur permettant d'acquérir des compétences en tricot et en tissage. Ces formations leur offrent une indépendance financière et la possibilité de subvenir aux besoins de leur famille. « Investir dans une femme, ce n'est pas investir dans une personne, c'est investir dans une famille, une communauté entière », souligne Jessica Rodriguez. Grâce à son engagement, elle a également pu construire des écoles pour les enfants défavorisés du Pérou, en collaboration avec des partenaires internationaux. « ​​​​​​​J'ai montré qu'avec peu de ressources, on peut faire un énorme changement dans la vie de beaucoup de femmes, simplement avec la volonté de leur enseigner à être indépendantes », affirme-t-elle. Préserver l'alpaga, un combat pour l'avenir Comme présidente de l'Association internationale de l'alpaga, Jessica Rodriguez œuvre pour préserver cette fibre unique, dont le Pérou est le premier producteur mondial. « Tout cet amour pour le Pérou, pour notre héritage, m'a amenée à travailler pour toute la chaîne de valeur de l'alpaga », explique-t-elle. Contrairement à d'autres industries textiles, comme celle de la laine de mouton, la filière de l'alpaga reste intégrée et locale, ce qui en fait un modèle de durabilité. Jessica Rodriguez milite pour que cette industrie reste entre les mains des Péruviens et ne subisse pas les mêmes dérives que d'autres filières. « Nous ne voulons pas que l'alpaga soit détruit. Nous devons travailler pour que cette chaîne de valeur continue de prospérer, tout en aidant les petites entreprises à se développer », insiste-t-elle. Pour elle, l'alpaga n'est pas seulement une fibre : c'est un symbole de résilience, de tradition et d'espoir pour les générations futures. Jessica Rodriguez prouve que la mode peut être bien plus qu'un simple secteur économique. C'est un levier de changement social, un moyen de préserver un héritage culturel et de redonner du pouvoir aux communautés. Son histoire nous rappelle que la passion, lorsqu'elle est guidée par l'engagement, peut transformer des vies. Abonnez-vous à 100% création :  100% création est disponible à l'écoute sur toutes les plateformes de podcasts : PURE RADIO, Apple Podcast, Castbox, Deezer, Google Podcast, Podcast Addict, Spotify ou toute autre plateforme via le flux RSS.   Si vous aimez ce podcast, donnez-lui 5 étoiles et postez un commentaire sur ces applications pour qu'il soit visible et donc encore plus écouté.  Retrouvez-nous aussi sur nos réseaux sociaux : Instagram / Facebook
Le parcours de Muriel Huet, lauréate Éducation des 14e trophées des Français de l'étranger
Le parcours de Muriel Huet, lauréate Éducation des 14e trophées des Français de l'étranger
Muriel Huet a quitté la France en 2004 pour aller promouvoir la langue française, l'éducation et le dialogue interculturel à travers le monde. En 2016, elle explore les systèmes éducatifs de treize pays sur divers continents. Établie en Afrique du Sud depuis huit ans, elle crée deux associations : Épelle-moi Afrique du Sud et Cinema Take, qui allient ses deux passions, la francophonie et l'interculturalité. Muriel Huet est la lauréate Éducation des 14e trophées des Français de l'étranger.   À lire aussiL’industrie sud-africaine de la noix de macadamia en quête de nouveaux débouchés
Découvrez le conseil-santé d'Entabu, chimpanzé et médecin
Découvrez le conseil-santé d'Entabu, chimpanzé et médecin
Dans la forêt d'Ouganda, la primatologue Sabrina Krief observe depuis des années une communauté de grands singes et nous partage ses découvertes : comment les chimpanzés de Sebitoli se soignent ou évitent de tomber malades. C'est l'histoire d'Entabu, un chimpanzé du parc national de Kibale, en Ouganda, qu'observe plusieurs mois par an la primatologue française Sabrina Krief. Et ce jour-là, « après une espèce de combat avec beaucoup d'effusions, de cris, etc., je le suis et je me rends compte qu'en fait, il a la lèvre vraiment ouverte, avec une blessure profonde, raconte la codirectrice de la station de recherche du Sebitoli Chimpanzee Project. Il se dirige vers un arbre, monte, récupère des feuilles, en descend avec une sorte de boule de feuilles qu'il va presser sur sa lèvre avant d'aller se reposer dans un nid pendant plusieurs heures. » Entabu fait-il un gros dodo pour soigner son gros bobo ? Pas tout à fait. Lors de sa sieste, il forme une nouvelle boule avec les feuilles qu'il avait cueillies dans l'arbre et qu'il applique encore sur sa lèvre. « Quand j'ai vu la blessure, je me suis dit qu'il n'allait pas être capable de manger pendant plusieurs jours tellement la blessure était impressionnante, poursuit Sabrina Krief. Le lendemain, c'était quasiment cicatrisé, et deux jours après rien, ne paraissait plus. J'ai regardé dans les articles scientifiques et j'ai vu que c'était une plante qui avait des propriétés pour les problèmes d'hémorragie, pour limiter les saignements. » Les chimpanzés, qui partagent 99% de leur ADN avec les humains, n'ont pas besoin d'aller sur internet pour se soigner. Non seulement la pression du cataplasme a permis d'arrêter les saignements, mais les feuilles choisies ont aussi agi comme un médicament. À l'instar d'autres animaux, les chimpanzés font de la médecine de terrain, et ils apprennent les uns des autres. « Ce n'est pas inné, ce n'est pas instinctif. Il y a de l'apprentissage de type essai-erreur, mais c'est dangereux quand même de faire des erreurs en forêt tropicale parce que certaines plantes sont extrêmement toxiques. La curiosité des chimpanzés est ce qui permet de dépasser cette peur. Quand un individu utilise ou consomme quelque chose de différent de ce qui est habituel, cela suscite vraiment l'intérêt des autres », explique Sabrina Krief. Chaque communauté de chimpanzés possède ainsi une culture, comme on a aussi pu le constater avec l'utilisation d'outils. Parmi les autres découvertes médicales que la primatologue partage dans son livre Infiniment proches aux éditions Grasset : l'invention d'un lit anti-moustique. « Les chimpanzés font un nid différent tous les soirs. Ils ont vraiment un très vaste choix d'espèces dans la forêt tropicale. Or, quand on a enregistré plus d'un millier de nids, on s'est rendu compte que pratiquement 80% des nids étaient concentrés autour de dix espèces seulement. On a alors testé les propriétés aromatiques de ces feuilles et on s'est rendu compte que certaines d'entre elles avaient des actions répulsives contre les moustiques. » Les chimpanzés de Sebitoli savent se soigner, et mieux encore, ils font de la prévention. La question de la semaine
Israël / Liban : la guerre jusqu’où ?
Israël / Liban : la guerre jusqu’où ?
Plus de 1300 morts, près de 4000 blessés, 1 million de déplacés : c’est le bilan d’un mois de guerre menée par Israël au Liban… L’escalade a commencé le 2 mars quand le Hezbollah a lancé une attaque sur l’État hébreu pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei. La riposte israélienne a été massive : pluie de bombes sur les fiefs du mouvement chiite, assassinats ciblés jusqu’au cœur de Beyrouth, incursion terrestre de quatre divisions, envoi de centaines de drones qui quadrillent en permanence le ciel libanais… Israël a revendiqué hier 3500 frappes depuis le 2 mars sur le Liban. Alors jusqu’où l’État hébreu est-il prêt à aller pour désarmer le Hezbollah ? Veut-il vraiment réoccuper le Sud-Liban, 26 ans après en être parti, chassé par le mouvement chiite soutenu par l’Iran ? L’État hébreu peut-il répéter ce qu’il appelle « le modèle Gaza », c’est-à-dire raser les villages frontaliers pour empêcher le retour de centaines de milliers d’habitants de la région ?  L’armée libanaise a-t-elle les moyens de contrer pareil scénario ? Quelle est la stratégie du Hezbollah, accusé par le gouvernement libanais d’avoir entrainé le pays dans la guerre ?   Invités :  Anthony Samrani, co-rédacteur en chef du journal L’Orient-Le Jour, a publié en 2024 dans la collection Tract de Gallimard « Liban, la fin d’un pays, la fin d’un monde ? » Denis Charbit, politiste et professeur de sciences politiques à l’université ouverte d’Israël, auteur de Yitzhak Rabin, la paix assassinée paru chez Lattes. Karim Emile Bitar, enseignant à Sciences Po et professeur à l’université Saint-Joseph de Beyrouth.
«La victoire de Zohran Mamdani à New York, un laboratoire pour la gauche», de Tristan Cabello
«La victoire de Zohran Mamdani à New York, un laboratoire pour la gauche», de Tristan Cabello
En janvier 2026, Zohran Mamdani entre dans l'histoire en devenant le premier maire musulman de la plus grande ville des États-Unis, New York. « C'est véritablement l'honneur et le privilège d'une vie », déclare le jeune élu de gauche lors de son intronisation, le 1er janvier. Dans un court essai politique intitulé La victoire de Zohran Mamdani à New York, un laboratoire pour la gauche, l'historien et spécialiste des États-Unis Tristan Cabello analyse les ressorts de cette victoire inattendue. Pour lui, l'élection de Mamdani illustre la possibilité d'un renouveau de la gauche américaine, porté par une mobilisation populaire et un programme social assumé.   À lire aussiÀ New York, le nouveau maire Zohran Mamdani promet de montrer que «la gauche peut gouverner»
Mines antipersonnel: «La banalisation, elle commence quand on oublie le coût humain»
Mines antipersonnel: «La banalisation, elle commence quand on oublie le coût humain»
Ce 4 avril est la Journée internationale de lutte contre les mines antipersonnel. Ces armes sont en recrudescence :  utilisation massive dans les conflits armés récents, comme dans la guerre entre la Russie et l'Ukraine. Le nombre de victimes civiles de mines observées ces dernières années est aussi en forte augmentation. Pour en parler, nous recevons Anne Héry, directrice du plaidoyer à Handicap international.